Le slogan « Black Lives Matter » peint au pied de la Trump Tower à New York


Un message en forme de pied de nez au président américain. Le slogan « Black Lives Matter » (« Les vies noires comptent ») a été peint juste devant la Trump Tower, à Manhattan, jeudi 9 juillet, à l’initiative du maire démocrate de la ville, Bill de Blasio. Début juin, son homologue à Washington avait organisé une opération similaire dans une rue menant à la Maison-Blanche.

Six semaines après la mort de George Floyd, tué par un policier blanc à Minneapolis, c’est au tour de la prestigieuse 5e Avenue de se parer des lettres du mouvement, sous les regards de nombreux photographes, chaînes de télévisions et policiers qui, malgré les consignes de Donald Trump, ont laissé faire l’opération coup de poing.

Bill de Blasio et le révérend Al Sharpton, figure de la lutte pour la justice raciale qui a prononcé l’éloge funèbre lors des obsèques de George Floyd, ont également aidé à peindre les immenses lettres jaunes, comme le montrent plusieurs médias américains.

« Montrons à Donald Trump ce qu’il ne comprend pas »

Parmi les témoins de la cérémonie de marquage, beaucoup saluaient « un symbole important ». « Passer devant la tour Trump à Manhattan n’est pas une expérience agréable, les gens n’aiment pas ce symbole géant de lui, donc c’est bien de faire ça devant sa tour », estimait Francie Brewster, lycéenne qui a participé aux vastes manifestations qui ont suivi la mort de George Floyd. Elle a ajouté :

« Mais il est important de ne pas se focaliser juste sur ce genre de choses, mais sur de vrais changements politiques. »

« Les vies noires comptent dans notre ville et les vies noires comptent aux Etats-Unis. Il n’y a pas d’Amérique sans les Afro-Américains », a déclaré le maire de New York lors de cette opération, selon le « New York Times ».

« Montrons à Donald Trump ce qu’il ne comprend pas. Peignons-le juste devant son immeuble pour lui. »

Le 1er juillet, Bill de Blasio avait expliqué qu’il voulait ainsi que le président républicain entende « trois mots pour lesquels il n’a jamais montré aucun respect ». Donald Trump lui avait répondu, en tweetant que la police ne devrait « peut-être » pas laisser apposer « ce symbole de haine sur la plus prestigieuse rue new-yorkaise ».

L’ex-magnat de l’immobilier new-yorkais habitait dans un triplex, au sommet de ce gratte-ciel proche de Central Park, jusqu’à son départ pour la Maison-Blanche, en janvier 2017.





nouvelobs

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