Gérald Darmanin dit « avoir le droit à la présomption d’innocence »


Le nouveau ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, visé par une enquête pour viol, a dit ce jeudi 9 juillet « avoir le droit à la présomption d’innocence » et affirme avoir demandé à ne pas avoir de remontées d’informations sur les affaires le concernant.

« Je ne commente pas les affaires de justice en général et pas la mienne depuis trois ans en particulier. Je constate simplement qu’il y a eu trois décisions de justice, deux enquêtes préliminaires ont été classées sans suite et un non-lieu rendu par deux juges d’instruction […] alors il me semble qu’au bout de trois décisions de justice, on peut penser que j’ai le droit à la présomption d’innocence », a déclaré le ministre sur RTL.

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Le ministre, dont la nomination à l’Intérieur a provoqué la colère et l’indignation des associations féministes, a déclaré n’avoir « évidemment » rien à se reprocher et marcher « la tête haute ».

« Je serai à la disposition des magistrats »

Il a affirmé avoir, dès sa prise de fonction, écrit une lettre à son administration « pour n’avoir aucune information ni moi-même, ni mon cabinet, en ce qui me concerne ». « Je suis à la disposition des magistrats », a-t-il souligné. « Je me rendrai à n’importe quelle convocation des magistrats instructeurs », a-t-il complété.

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C’est une « situation pas facile à vivre pour ceux qui sont accusés à tort », pour « votre famille, vos amis, votre réputation », a fait valoir Gérald Darmanin. « Le combat politique fait naître de drôles de choses », a-t-il relevé.

Gérald Darmanin a été accusé de viol, en 2017, par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l’avait sollicité en 2009, lorsqu’il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP (devenu LR), pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon.

« Décision de forme, pas de fond »

Selon ses déclarations, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui, et elle se serait sentie contrainte de « passer à la casserole », ainsi qu’elle l’a expliqué aux enquêteurs. Gérald Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, mais selon lui, librement consentie.

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Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d’appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations. « La décision rendue est une décision de forme et pas de fond », a commenté sur RTL Gérald Darmanin.

Interrogé mercredi sur le choix de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur, le Premier ministre Jean Castex a affirmé « assumer totalement », faisant lui aussi valoir la présomption d’innocence.





nouvelobs

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