Aérien et automobile: Pompili pour des « contreparties » écologiques aux aides



La nouvelle ministre de l’Environnement Barbara Pompili a plaidé jeudi pour des « contreparties » écologiques aux plans de soutien aux secteurs de l’aéronautique et l’automobile, pour les pousser à s’engager vers une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

« Sur ces 20 milliards pour l’aéronautique et la voiture, j’ai proposé, et j’ai été soutenue par le groupe (LREM) quand j’étais encore députée, de faire une conditionnalité de ces aides, donc on a un amendement qui j’espère va passer qui va permettre de lancer la machine », a déclaré la ministre sur Franceinfo.

A ces industries, le gouvernement dit : « On vous soutient (…) mais il faut qu’il y ait un peu de contreparties, et même pas qu’un peu », a-t-elle ajouté. « Il faut que vous vous engagiez dans une réduction des gaz à effet de serre, que vous publiiez ces engagements. Cette publication sera obligatoire si l’amendement est voté mais je pense qu’il le sera », selon elle.

Si certains « ne jouent pas le jeu, il doit y avoir des sanctions », a-t-elle insisté, disant avoir « bon espoir » que soit voté l’amendement en ce sens au troisième budget rectifié face à la crise du coronavirus, en cours d’examen à l’Assemblée nationale.

Ce projet de loi de finances rectificative (PLFR 3) prévoit surtout des « plans de soutien et d’urgence sectoriels »: 18 milliards d’euros pour le secteur du tourisme, l’un des plus affectés par le confinement, 15 milliards d’euros de soutien à l’aéronautique ou encore les 8 milliards du plan automobile.

Alors que le transport est le premier secteur d’émissions de gaz à effet de serre en France, le Haut Conseil pour le climat a estimé mercredi dans son rapport annuel que les premières mesures d’urgence pour redresser l’économie n’intègrent pas suffisamment l’enjeu climatique, réclamant qu’il soit mieux pris en compte dans le plan global de relance.

« On va avoir des moyens pour enfin pousser l’écologie dans l’économie parce que cette crise terrible permet paradoxalement d’ouvrir des portes pour transformer l’économie », a estimé Barbara Pompili, affirmant avoir reçu de « grosses assurances » en la matière, notamment sur le plan de relance.



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