Trump met sa menace à exécution et retire officiellement les Etats-Unis de l’OMS


Donald Trump a mis sa menace à exécution. Le président américain a officiellement lancé mardi 7 juillet, la procédure de retrait des Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il accuse notamment l’agence onusienne d’avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

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Ce retrait sera effectif au terme d’un délai d’un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé mardi plusieurs responsables du gouvernement américain. La notification a été envoyée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, « qui est le dépositaire pour l’OMS », ont-ils dit.

De leur côté, les Nations unies ont également confirmé avoir reçu lundi la lettre de retrait américain. Pour l’heure, l’OMS n’a pas commenté la décision de Donald Trump.

Joe Biden compte réintégrer l’OMS s’il est élu

Des responsables de santé et des adversaires du président ont rapidement critiqué la décision de Donald Trump de retirer le plus gros contributeur de l’organisation basée à Genève, responsable de la lutte mondiale contre les maladies et contre le Covid-19. C’est notamment le cas du candidat démocrate à la Maison-Blanche, Joe Biden, qui a assuré qu’il annulerait cette décision s’il était élu le 3 novembre.

« Le premier jour de ma présidence, je rejoindrai l’OMS et réaffirmerai notre leadership mondial », a-t-il écrit sur Twitter. « Les Américains sont plus en sécurité quand l’Amérique s’engage pour renforcer la santé mondiale. »

La Fédération des scientifiques américains a également dénoncé le retrait américain, estimant qu’il intervenait « au moment où on a le plus besoin de coopération internationale ». Il « ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le Covid-19 », a-t-elle indiqué.

Ce retrait « ne va pas protéger les vies ou les intérêts des Américains, cela va laisser les Américains malades et l’Amérique seule », a dénoncé sur Twitter le sénateur Robert Menendez, membre démocrate de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères.

Les fonds redirigés vers « d’autres besoins urgents »

Le porte-parole d’Antonio Guterres a précisé que les Etats-Unis, membres fondateurs de l’OMS en 1948, devaient remplir deux conditions pour se retirer de l’organisation : respecter un délai d’un an et être à jour dans leurs contributions. En effet, les Etats-Unis apportent plus de 20 % du budget de l’agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

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Donald Trump avait également déclaré à la presse que ces fonds accordés à l’Organisation mondiale de la Santé seront redirigés « vers d’autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent ».

La semaine dernière, un haut responsable américain de la santé avait toutefois assuré que les Etats-Unis continuaient de travailler au jour le jour avec l’OMS. « Je n’ai pas été rappelé, je n’ai reçu aucune instruction pour que je me retire », avait déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé et membre du conseil exécutif de l’OMS.

Donald Trump avait annoncé fin mai « mettre fin à la relation » entre son pays et l’OMS, qu’il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre. Le 45e président des Etats-Unis reproche également au patron de l’OMS, l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d’avoir échoué à réformer l’organisation.

L’annonce intervient alors que les Etats-Unis viennent d’atteindre un nouveau triste record de contaminations : 60 000 nouveaux cas en 24 heures, mardi 7 juillet. Ils sont le pays le plus touché par la pandémie avec plus de 130 000 morts.





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