La psyché d’un Donald Trump « menteur » et « narcissique » décortiquée par sa nièce Mary dans un livre


A quatre mois de l’élection présidentielle, plusieurs médias américains ont publié des extraits de l’ouvrage de Mary L. Trump, nièce de Donald Trump, intitulé « Too Much and Never Enough : How My Family Created the World’s Most Dangerous Man » (« Trop et jamais assez : comment ma famille a créé l’homme le plus dangereux du monde »), à paraître le 14 juillet. Un livre à charge contre le président américain, puisque l’auteure l’y décrit comme « menteur » et « narcissique ».

L’éditeur, Simon & Schuster, le présente comme un « livre révélation ». Mary L. Trump, une psychologue de 55 ans, y explique en quoi son oncle réunit toutes les caractéristiques d’une personnalité « narcissique » : « Donald n’est pas simplement faible, son ego est une chose fragile qui doit être renforcée à chaque instant parce qu’il sait au fond de lui qu’il n’est en rien ce qu’il dit être », déclare l’auteure.

D’après la BBC, elle révèle notamment que le président aurait suivi l’exemple de son père, Fred Trump Sr., qui humiliait régulièrement son frère Fred Jr., le père de Mary. Cette dernière affirme que « le monstre [a] été libéré » au moment où Donald Trump a repris les affaires immobilières de son père.

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« Les pathologies de Donald sont si complexes et ses comportements si souvent inexplicables qu’il faudrait pratiquer une batterie complète de tests psychologiques et neurologiques, qu’il ne voudra jamais passer, pour aboutir à un diagnostic précis et complet », écrit-elle également, évoquant ses « comportements tordus » et ses mensonges à répétition.

Tricheries

L’auteure affirme aussi que Donald Trump a payé quelqu’un pour passer les tests SAT (« Scholastic Aptitude Test »), déterminants pour entrer dans une université. « Donald, qui n’a jamais manqué d’argent, a bien rémunéré son ami », dénonce-t-elle.

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D’après Mary L. Trump, ce serait grâce à cette manipulation que Donald Trump a pu rentrer à l’université de Fordham, à New York, puis à l’école de business de Wharton, à l’université de Pennsylvanie.

Le HuffPost souligne la contradiction entre cette révélation et un commentaire de Trump à propos du parcours de Barack Obama en 2011 : « J’ai entendu dire que c’était un très mauvais élève. Comment un mauvais élève parvient-il à entrer à Columbia puis à Harvard ? », avait-il dit à l’Associated Press, remettant en question l’honnêteté de l’ex-président.

Mary, paria du clan Trump

Le « New York Times » décrit Mary L. Trump comme la « paria » de la famille Trump, privée d’héritage à la mort de son grand-père. Lors de l’élection présidentielle de 2016, des journalistes se seraient rapprochés d’elle pour obtenir des informations sur son oncle. D’abord réticente, elle finit par contacter le « Times Reporter » après avoir observé son oncle « détruire les normes, mettre en danger certaines alliances et piétiner les personnes vulnérables ».

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« Je devais faire tomber Donald », écrit-elle alors qu’elle évoque les documents fournis au « New York Times » concernant l’enquête sur l’évasion fiscale du président, récompensée par le prix Pulitzer en 2019.

Réagissant à l’annonce de la publication d’un livre à charge, Kayleigh McEnany, porte-parole de la Maison-Blanche, nie la véracité des informations révélées : « Ce sont des allégations ridicules, absurdes, qui n’ont absolument aucun fondement. Je n’ai pas encore lu le livre, mais c’est un livre mensonger. » La famille Trump a entrepris des démarches pour bloquer la sortie du livre le 14 juillet.





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