Deux ans de prison avec sursis requis contre l’ex-élu marseillais Karim Zéribi pour des subventions détournées


Deux ans de prison avec sursis ont été requis ce mercredi 8 juillet contre Karim Zéribi, ex-élu marseillais, soupçonné d’avoir détourné des sommes provenant de subventions versées à des associations à des fins politiques personnelles. Comme le révélait « l’Obs », l’homme politique souvent présenté comme « porte-parole des banlieues » est poursuivi pour abus de confiance et abus de biens sociaux.

INFO OBS. Karim Zéribi jugé pour le détournement de 300 000 euros à des fins politiques et personnelles

« Il n’y a pas eu d’enrichissement personnel » mais « l’enrichissement peut être parce que vous avez obtenu des moyens que vous n’auriez pas dû obtenir » notamment via deux associations qu’il a créées, a lancé le procureur Etienne Perrin à Karim Zéribi. Il réclame également une amende de 50 000 euros et une inéligibilité de quatre ans.

Pour les cinq autres prévenus, des peines de six à huit mois de prison avec sursis et des amendes allant jusqu’à 10 000 euros ont été requises. L’actuel directeur de l’engagement sociétal et de la transition écologique de la SNCF encourt une peine de trois ans de prison et 375 000 euros d’amende.

Zéribi se dit victime de « jalousie »

Pendant trois jours d’audience, Karim Zéribi, costume bleu impeccable sur chemise rose, a balayé toutes les accusations, se disant au « centre d’une instrumentalisation » et victime de « méchanceté, haine et jalousie ».

« Ce qui est reproché à monsieur Zéribi, c’est un détournement de l’association » Agir pour la Citoyenneté (APC) qui « a été déviée de sa voie » avec détournement de salariés ou de fonds, estime le procureur. « Vous avez une confusion qui a été faite entre les intérêts de l’association et (s) es intérêts personnels », appuie-t-il.

Selon l’accusé, il n’était plus officiellement président de ces associations. Autre « confusion » souligne le procureur, pour qui il restait dirigeant de fait. Pour rappel, l’ancien député européen a fondé l’association APC, connue notamment pour son parlement des banlieues, en 2001 et également Agir pour la Compétence (APC-R), sorte de cabinet de recrutement pour les jeunes des quartiers défavorisés.

Les fonds associatifs auraient notamment financé un sondage facturé 9 500 euros portant en partie sur la notoriété de ce cheminot de 53 ans, des outils de communication à son service ou le loyer de son cercle de réflexion politique Nouvelle France.





nouvelobs

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