25 victimes présumées d’un graffeur parisien déposent plainte pour viols et agressions sexuelles



Les faits présumés se seraient produits sur plus de dix ans, dans le quartier Montmarte, dans le 18e arrondissement de Paris, entre 2009 et avril 2020. 

25 femmes ont déposé une seule et même plainte mardi 7 juillet, en début d’après-midi, auprès du procureur de la république de Paris, pour viols et agressions sexuelles à l’encontre d’un célèbre graffeur parisien, auteur des tags « L’amour court les rues » sur les murs de la capitale, a appris franceinfo, confirmant une information du journal Le Monde.

Les faits présumés se seraient produits sur plus de dix ans, dans le quartier Montmarte, dans le 18e arrondissement de Paris, entre 2009 et avril 2020. Douze femmes sont des victimes présumées d’un viol qui aurait été commis par ce graffeur, treize des victimes présumées d’une agression sexuelle. Toutes étaient âgées de 16 à 26 ans au moment des faits présumés.

La plainte des 25 victimes présumées est portée par deux avocates spécialisées dans les affaires de violences sexuelles, maître Valentine Rebérioux et maître Louise Bouchain. Elles ont reçu le premier coup de fil d’une femme il y a une dizaine de jours :

Nous n’avons jamais vu une affaire d’une telle ampleur. Toute la journée, des femmes nous contactaient pour nous raconter la même histoire.Valentine Rébérioux, avocate à franceinfo

« La manière dont ces jeunes femmes ont été abordées par cet homme est toujours la même », ajoute l’avocate. « Il les a contactées à chaque fois à des fins professionnelles, en se vantant très largement de sa renommée et de l’influence qu’il aurait dans des milieux artistiques et dans la mode, raconte Valentine Rebérioux. Il leur propose alors de les prendre en photo. Elles débarquent à l’adresse indiquée, sauf que c’est son domicile, et c’est à ce moment-là que les choses dérapent. Sous prétexte de les détendre, il va les agresser sexuellement et pour certaines d’entre-elles, cela ira jusqu’au viol », affirme l’avocate.

« Le point commun de toutes ces femmes, c’est que depuis des années, elles pensent que tout ceci est de leur faute, poursuit maître Rebérioux. Quand on s’aperçoit que des dizaines et des dizaines de femmes ont vécu exactement la même chose, le poids de la culpabilité s’inverse », conclut l’avocate des victimes présumées. 

Contacté par franceinfo, l’avocat du graffeur-photographe, maître Joseph Cohen-Sabban, déclare que son client « nie les faits » et qu’il « ne sait même pas qui l’attaque ». Il ajoute qu’il a l’intention de « se défendre. »  Depuis quelques semaines, des militantes féministes ont transformé le « l’amour court les rues » par « le violeur court les rues »





francetvinfo

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