Eric Dupond-Moretti, une grenade dégoupillée au ministère de la Justice


Cela semble déjà être un autre temps. Ce 18 juin, trois semaines seulement avant d’être bombardé à la stupéfaction générale place Vendôme, Eric Dupond-Moretti déboule place Dauphine, petite enclave parisienne qui tourne le dos au palais de justice et sert fréquemment de lieu de rendez-vous aux visages connus du barreau. Quelques convives ont remarqué « le gros Dupond », comme ils disent, qui a bientôt été rejoint à sa table par son ami de toujours et avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog. Il a le regard bas, la mine des mauvais jours, un voyant pantalon de pilote de la marque « Aéronautica militare » assorti avec son sac de voyageur en bandoulière, comme s’il était lui-même entre deux avions. Il a les cigarettes dans une main et le téléphone dans l’autre. L’avocat le plus célèbre de France vient de passer les longues semaines du confinement à Nice. « C’est une sale période », grince-t-il sans qu’on y prête gare tant il le dit souvent.

Reçu à l’Elysée

Le hasard fait que deux de ses dossiers du moment l’amènent à s’en prendre frontalement à des magistrats. Représentant les intérêts d’un policier de Monaco, il vient de porter plainte contre le juge d’instruction Edouard Levrault qui a dénoncé dans des interviews la façon dont la justice était rendue à Monaco. Et, dans l’affaire des écoutes menée par le Parquet national financier que va révéler « le Point » quelques jours plus tard, il s’apprête également à déposer plainte. On apprendra le lendemain sa nomination-surprise dans





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