Le forfait « mobilités durables » de 400 euros prendra la forme d’un carte prépayée, sur le modèle des tickets restaurant


Un homme circule à vélo dans une rue de Paris. Photo d’illustration. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Le nouveau forfait mobilités durables de 400 euros par an, attribué dès la rentrée fonctionnera sur le modèle des tickets restaurant : des cartes prépayées qui vont être distribuées aux salariés. Tous ne sont pas concernés, seulement ceux qui travaillent dans une entreprise qui aura adopté ce nouveau forfait mobilités durables. Car il s’agit d’un dispositif facultatif.

Mais la nouveauté, c’est que les grands acteurs des titres restaurant préparent pour la rentrée des cartes de paiement qui vont permettre d’utiliser cette coquette somme : 400 euros par salarié et par an. C’est le Journal du net qui publie cette information, au terme d’une enquête très fouillée. Edenred et Sodexo, deux acteurs majeurs des titres restaurants, préparent chacun de leur côté une version mobilité des cartes prépayées qu’ils distribuent déjà aux salariés pour le paiement de leurs repas. Des cartes qui seront couplées à des applis. Une start-up, Search, développe aussi une offre similaire.

Le forfait mobilité durable attribue cette somme, nette de cotisations sociales pour l’entreprise, pour payer des services de covoiturage, d’autopartage – à condition que les véhicules soient à faible émission – pour payer aussi des vélos en location comme le Vélib à Paris ou le Vélov à Lyon, pour louer des trottinettes et des scooters, thermiques ou électriques. Les 400 euros peuvent aussi financer en partie l’achat d’un vélo et d’accessoires. Ils permettent aussi de recharger sa voiture électrique.

Mais concrètement, sur la façon dont les salariés allaient pouvoir payer, il y avait du flou. Est-ce que, par exemple, les collaborateurs allaient devoir faire l’avance de ces frais et se les faire rembourser par leur entreprise ? Une solution se dessine donc, avec l’attribution aux salariés des entreprises qui adoptent le dispositif d’une carte prépayée. Comme pour les tickets restaurants, elle ne sera utilisable que chez les partenaires qui auront intégré le réseau des émetteurs de la carte. Les grands acteurs sont en train de constituer ce réseau.

En période de crise, est-ce que les entreprises ne vont pas faire passer cette dépense, même si elle sera nette de cotisations sociales, au second plan ? Le directeur général d’Edenred, cité par le Journal du Net, estime le marché à plusieurs centaines de millions d’euros. Les entreprises ont l’obligation de repenser leur politique de mobilité. Elles ne peuvent par exemple pas avoir plus d’une place de parking pour quatre bureaux. Et puis le forfait mobilité, qui est aujourd’hui facultatif, pourrait ne pas le rester. Il fera l’objet d’une évaluation dans 18 mois. Il pourrait devenir obligatoire s’il ne rencontrait pas le succès escompté.



FranceTVinfo

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