Estrosi réélu maire de Nice



Christian Estrosi, maire (LR) depuis 2008 de Nice, cinquième ville de France, a installé vendredi sa nouvelle équipe après une large victoire à l’élection municipale, remportée avec 59,3% de voix lors d’un second tour marqué par une abstention record.

Réélu maire par les 56 membres de sa majorité, M. Estrosi a promis d’accélérer la lutte contre la pollution et de travailler à l’autonomie énergétique de la ville et à sa végétalisation en ajoutant 70 hectares de parcs.

Forêt urbaine en centre-ville

Pendant la campagne, il a proposé le projet, « pharaonique » selon ses détracteurs, de raser un théâtre, un palais des expositions et deux hôtels en centre-ville pour implanter une forêt urbaine à la place — une promesse qui n’a pas convaincu les 19,49% de votants lui ayant préféré Nice Ecologique (6 élus) malgré la personnalité controversée de sa tête de liste, l’homme d’affaires Jean-Marc Governatori, et sa campagne peu audible.

M. Estrosi s’est félicité de la décentralisation annoncée par le président Emmanuel Macron et s’est dit prêt à prendre la main sur « tout ce qu’il (l’Etat) ne sait plus faire, ou qu’il fait mal: environnement, mobilité, aménagement, santé, sécurité du quotidien ».

A l’approche du scrutin, il avait soigneusement évité des formules trop décomplexées sur le danger islamiste, la délinquance, les gens du voyage ou le laxime de la justice, qui risquaient de doper le Rassemblement national, emmené par l’ancien identitaire niçois Philippe Vardon, qui a plafonné à 21,39% des voix (7 élus).

Equipe renouvelée

Son équipe, renouvelée de moitié, comprend des fidèles, comme son directeur de cabinet Anthony Borré, 34 ans, promu premier adjoint, et des têtes nouvelles comme l’ancien médecin Richard Chemla, directeur du Centre de découverte Mer et Montagne (CDMM), qui prend en charge la santé, l’écologie et le bien-être, ou Patrick Mottard, leader du Parti radical de gauche (PRG), battu d’un cheveu en 2001 et conseiller municipal délégué aux spectacles vivants.

Divisée et incapable de s’allier aux écologistes en raison du credo « ni droite ni gauche » de M. Governatori et d’exigences réciproques incompatibles sur le partage des sièges, la gauche à Nice se retrouve sans élu pour la première fois depuis 1977.

M. Estrosi aura comme opposant principal M. Vardon, qui a questionné la légitimité d’une élection gagnée sans que trois électeurs sur quatre se déplacent et qui a réclamé des référendums locaux.

D’autres personnalités font leur entrée au conseil municipal avec Nice Ecologique: Jean-François Picard (militant du PRG de longue date et ex-président d’Anticor), Hélène Granouillac (Terre Bleue) et Sylvie Bonaldi (Capre 06).



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