Les fausses polémiques autour du jugement Fillon



Des « pressions » dénoncées par Eliane Houlette, l’ancienne cheffe du parquet national financier (PNF), à « l’espionnage » des avocats en marge d’une enquête sur Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog (l’affaire Bismuth), les polémiques autour de l’indépendance de la justice financière s’enchaînent. La condamnation de François Fillon à deux ans de prison ferme pour l’emploi fictif de sa femme Penelope lundi 29 juin est une nouvelle preuve, pour les convaincus mais pas seulement, qu’un complot a bel et bien été fomenté contre l’ancien candidat à la présidence de la République, comme à l’encontre d’autres politiques. Mais les arguments dégainés sont bien souvent fallacieux. Décryptage.

« La justice était allée trop loin et ne pouvait pas se déjuger »

La phrase est de Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, et ami très proche de François Fillon. Le sous-entendu de cette phrase est clair : c’est la même justice, les mêmes magistrats donc, qui auraient lancé l’enquête contre François Fillon après les premières affirmations du « Canard enchaîné », l’auraient mis en examen puis l’auraient condamné ce lundi 29 juin. Dans la même veine, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a évoqué une condamnation « terriblement lourde » qui s’inscrit « dans la continuité d’un scénario politico-judiciaire dont on connaissait l’issue avant même le dénouement ». Ce raccourci est évidemment factuellement faux.

La lourde condamnation des époux Fillon

Ce sont des magistrats du parquet fi





nouvelobs

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