le maire de Toulouse appelle « à ne pas déshabiller les compétences toulousaines parce qu’un jour l’aéronautique va redémarrer »



Jean-Luc Moudenc dit redouter l’impact du plan social sur les sous-traitants et équipementiers de la région toulousaine. L’élu LR souhaite, par ailleurs, que le plan social « soit revu à la baisse pour que ce ne soit pas des licenciements secs ».

« Airbus, c’est le fleuron de l’économie toulousaine, c’est notre emblème, notre moteur. On sait que sur les 15 000 suppressions de postes, il y en a 3 378 qui concerneront la région toulousaine, je suis choqué par ce chiffre », a réagi jeudi 2 juillet sur franceinfo, Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse, après les précisions annoncées par Airbus au sujet de son plan social. « C’est un coup dur et je souhaite que le dialogue avec les syndicats prenne le relais de cette annonce. Tout cela doit être discuté, estime l’élu.

Je souhaite que ce chiffre-là soit revu à la baisse pour que ce ne soit pas des licenciements secs, qu’il y ait des mesures d’âge, des départs à la retraite anticipée.Jean-Luc Moudencà franceinfo

Jean-Luc Moudenc dit redouter l’impact du plan social sur les sous-traitants et équipementiers de la région toutousaine : « je crains un effet domino ». Il s’inquiète d’ « une perte du pouvoir d’achat des ‘airbusiens’ qui se répercutent sur tous les secteurs économiques ». « Attention à ne pas déshabiller les compétences toulousaines parce qu’un jour l’aéronautique va redémarrer et si entre-temps on a perdu les compétences, on ne pourra pas être au redémarrage », alerte le maire (LR) de Toulouse.

Il y a les compétences d’ingénieur, de fabrication. Il y a aussi l’enjeu de faire en sorte que la chaîne de fabrication de l’A321 vienne bien ici à Toulouse.Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouseà franceinfo

« Ça a été annoncé en début d’année. On a besoin d’une confirmation. C’est fondamental pour que dans le court terme certains hangars de fabrication ne soient pas libres », a insisté le maire de Toulouse.

D’autres départements sont touchées par les suppressions de postes chez Airbus comme la Loire-Atlantique, avec près de 600 postes à Saint-Nazaire, près de 500 à Nantes. Jean-Luc Moudenc appelle à une solidarité des élus concernés, une sorte d’union airbusienne des collectivités locales, « on est toujours très en lien, les uns avec les autres, on est unis, on est dans le même bateau ou le même avion et au-delà de nos territoires, il s’agit de défendre un atout majeur de la France qui nous permet de rayonner et de participer à la balance commerciale » du pays.



FranceTVinfo

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