La mairie de Marseille peut-elle échapper à Michèle Rubirola ?



Deux scènes, dimanche soir, résument la situation paradoxale à Marseille. La première se joue dans le garage d’Olivia Fortin. Sous la toiture de fortune, on installe la machine à bière tandis que dans un bureau attenant commence le décompte des 100 premiers bulletins de vote dans le secteur, composé des 6e et 8e arrondissements. La candidate du Printemps marseillais dans ce bastion de droite, elle, se brosse les dents au lavabo du couloir avant de partir sur le plateau de France 3 Marseille. « Vous saisissez mon intimité », lance-t-elle, amusée, à « l’Obs ».

Olivia Fortin est celle par qui le Printemps marseillais est né. Cette novice en politique lançait, voilà deux ans, l’idée de ce rassemblement progressiste de gauche, écologiste et citoyen. Ils étaient alors une quinzaine dans ce collectif à qui tous promettaient une aventure sans lendemain. A 22 heures, le garage est bondé, une foule jeune et enthousiaste déborde sur la chaussée. « Vassal est plantée ! » hurle un éboueur juché au cul du camion de la ville qui passe dans la rue. A l’intérieur, entre rires et larmes, des cris accueillent la tombeuse de Martine Vassal : « Olivia ! Olivia ! »

« Un jour historique pour l’écologie » : une vague verte déferle sur la France

Olivia Fortin vient de réussir l’impossible, décrocher la victoire dans ce secteur face à l’héritière LR de Jean-Claude Gaudin. Elle avait quitté la tête de son entreprise de production événementielle et emprunté 40 000 euros pour se lancer dans l’aventure munic