Jean-Luc Mélenchon et des cadres de LFI visés par une enquête préliminaire pour « abus de confiance »


Le parquet de Paris a confirmé ce mardi 30 juin auprès de « l’Obs » l’ouverture d’une enquête préliminaire le 14 mai pour « abus de confiance » contre « plusieurs dirigeants de La France insoumise ».

Dans l’après-midi, « le Canard enchaîné » avait annoncé la publication, dans son édition du mercredi 1er juillet, d’un article révélant cette nouvelle enquête préliminaire visant, entre autres cadres de LFI, Jean-Luc Mélenchon, fondateur et député de La France insoumise, et suscitant une réaction indignée de ce dernier sur Twitter.

Des amendes payées par La France insoumise

L’enquête, confiée à la Brigade financière, vise, selon des sources concordantes auprès de l’AFP, à vérifier les « conditions dans lesquelles les dirigeants de LFI, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont acquittés des amendes et des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés » en décembre 2019 dans l’affaire de la perquisition houleuse au siège de LFI l’année précédente.

Ce jour de perquisition où Jean-Luc Mélenchon a craqué

Selon une information du « Canard Enchaîné », relayée par BFMTV, les insoumis Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, Bastien Lachaud, Bernard Pignerol et Muriel Rozenfeld sont soupçonnés d’avoir réglé « avec le chéquier de la France Insoumise » les amendes dont ils avaient écopé en décembre 2019 pour « acte d’intimidation, rébellion et provocation ».

Les cinq dirigeants du parti devaient verser 26 500 euros de dommages et intérêts aux parties civiles à la suite de leur comportement envers des policiers et magistrats lors de la perquisition d’octobre 2018 dans les locaux du parti. Mais ces indemnités auraient été réglées par le biais de la France insoumise et non pas individuellement.

Joint par « l’Obs« , l’avocate de Manuel Bompard, Me Jade Dousselin, indique que la décision d’assumer financièrement les dommages et intérêts a été prise par l’association de la France insoumise à l’issue d’une délibération en bonne et due forme. Elle souligne « la cohérence » de la démarche puisque « la perquisition en question visait la France insoumise ».

Mélenchon dénonce « une fuite organisée »

Via son compte Twitter, Jean-Luc Mélenchon s’en est pris à BFMTV, qu’il accuse d’inventer un « abus de confiance ». Et ironise sur la situation en écrivant : « La proc’ s’interroge : le mouvement insoumis peut-il avancer les indemnités aux policiers meurtris par mes décibels ? »

Dans un communiqué intitulé « Les intimidations, ça suffit ! », le fondateur de LFI affirme, en citant l’article 1342-1 du Code civil, que le parti est en droit de payer l’amende de ses députés. « Si la partie pénale, les amendes doivent être réglées personnellement par les justiciables, ce qui a été fait par chacune des personnes concernées, les dommages et intérêts relèvent eux du civil. Ils peuvent donc à ce titre être réglés par un tiers », écrit Jean-Luc Mélenchon.





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