Coronavirus: Une étude sur un village italien montre que 40% des cas étaient asymptomatiques



par Kate Kelland

LONDRES (Reuters) – Une étude des contaminations au coronavirus conduite dans le village italien de Vò, en Vénétie, a révélé que 40% des cas détectés étaient asymptomatiques, soit une très vaste proportion de la population touchée par l’épidémie.

Menée par un scientifique de l’université de Padoue et de l’Imperial College London, l’étude prouve notamment que, combinés à un isolement des personnes infectées, le dépistage de masse peut rapidement arrêter les épidémies locales.

« Malgré une transmission ‘silencieuse’ et étendue, la maladie peut être contrôlée », a déclaré la co-directrice des travaux Andrea Crisanti, connue pour avoir longtemps préconisé les tests à grande échelle.

« Le dépistage de tous les citoyens, qu’ils présentent ou non des symptômes, est un moyen de […] prévenir les flambées épidémiques. »

Trois mois plus tôt, la commune du nord de l’Italie faisait office de laboratoire après que le premier décès du COVID-19 a été annoncé le 21 février dernier. Ses quelque 3.200 habitants avait alors été placés sous quarantaine stricte pendant 14 jours et testés pour le SARS-CoV-2 à plusieurs reprises.

Une analyse des résultats de l’étude, publiée lundi dans la revue scientifique Nature, a montré que 40% des personnes contaminées au coronavirus étaient asymptomatiques, en dépit d’une chute des cas confirmés après deux semaines d’isolement.

D’après les chercheurs, la mise en quarantaine généralisée des cas testés positifs – qu’ils soient ou non asymptomatiques – a permis de freiner efficacement la propagation du virus.

(Kate Kelland; version française Juliette Portala, édité par Jean-Michel Bélot)



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