A Lille, la folle soirée de Martine Aubry



C’est une victoire qui lui ressemble. Une victoire contre les éditorialistes et les sondages qui l’ont donnée battue sur tous les plateaux télés. Une victoire contre des adversaires qui la traitaient de « dinosaure » et se sont vus trop tôt dans son fauteuil. Une victoire, enfin, face à une vague verte qui a balayé sur son passage tant de maires sortants.

Il suffisait de regarder Martine Aubry descendre le grand escalier de la mairie de Lille, dimanche soir, entourée de son équipe, large sourire aux lèvres, pour comprendre sa joie d’avoir résisté. Il fallait l’observer dans le grand carré Pierre-Mauroy, tomber dans les bras d’un ami, elle qui a passé des semaines à ne saluer que du coude, la scruter en train de regarder les larmes couler sur les joues des militants. Quand l’un d’eux lui glisse « c’est grâce à nous », elle lui répond : « Je sais ce que je vous dois. »

En ne s’alliant pas avec les écologistes, pour la première fois depuis 19 ans, elle savait qu’elle prenait le risque d’une défaite. Mais elle assumait. Elle n’avait plus confiance en eux et pensait que la transition écologique devait aussi être sociale, que l’emploi comptait autant que l’environnement. Elle a pris un risque, mais elle a réussi. C’est, à ses yeux, la seule chose qui importe. Même avec 227 voix d’écart, une victoire est une victoire.

Martine Aubry sans les écologistes à Lille : « C’est fini, la page est tournée »

Jusque tard dans la nuit, c’est dans un bar branché au joli nom d’Hirondelle, non loin de





nouvelobs

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