L’Europe progresse toujours pendant les tempêtes. Mais cela laisse des séquelles



Souvenez-vous. Il y a deux mois à peine, au plus fort de la panique corona-virale, on donnait l’Europe pour morte. La seule barrière qu’avaient trouvée les Etats pour se prémunir de la nouvelle peste, ç’avait été le rétablissement des frontières.

Quel symbole ! Les souverainistes exultaient : on vous avait bien dit que, dans les temps difficiles, le grand machin bruxellois retomberait comme un soufflé !

Le soufflé a depuis retrouvé un peu de tenue. Avec son plan de relance à 750 milliards d’euros, l’Union semble regonflée comme jamais. Elle apparaît comme la seule force capable de relever des économies à terre. Avec ça, elle ose un pas en avant dans le processus d’intégration dont même les fédéralistes n’osaient plus rêver. En envisageant un emprunt collectif, Bruxelles se doterait de fait d’un début de politique budgétaire commune !

Les connaisseurs ne se sont pas étonnés outre mesure. Il n’y a rien de tel qu’un coup de tonnerre pour cravacher la bête, on l’a constaté tellement souvent.

Un même chacun pour soi paniquard

Dans les années 2010, au plus fort de la crise de la dette, au moment où on pariait sur une sortie imminente de la Grèce et peut-être du Portugal et de l’Italie, l’euro était considéré en phase terminale et l’Union avec.

Et puis il y eut, en 2012, le « whatever it takes » (« quoi qu’il en coûte ») de Mario Draghi, patron de la Banque centrale européenne, affirmant en trois mots sa volonté inébranlable de sauver la monnaie unique ; puis la mise en place, par les Eta





nouvelobs

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