les piques fusent entre Hidalgo, Buzyn et Dati avant le second tour des municipales


C’est l’un des temps forts du débat qui opposait, jeudi 25 juin au soir sur BFMTV, les trois candidates en lice pour le second tour des élections municipales à Paris. Sous les yeux de Rachida Dati (LR), Agnès Buzyn (LREM) a critiqué la mise en place pendant le confinement d’une piste cyclable par Anne Hidalgo (PS) près de l’hôpital Necker. Selon l’ex-ministre de la Santé, cet aménagement gênerait la circulation des ambulances. Réplique cinglante de la maire de Paris : « Vous allez peut-être m’accuser de meurtre ? »

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Anne Hidalgo a-t-elle gagné le vote des cyclistes parisiens ? On leur a posé la question

A trois jours du second tour des municipales dimanche, les trois candidates à la mairie de Paris se sont finalement retrouvées pour cette ultime confrontation, vingt-quatre heures après le report demandé par la maire sortante en soutien aux grévistes des chaînes d’information en continu, qui dénoncent un plan de licenciements massifs.Anne Hidalgo file un coup de main aux grévistes de BFMTV, RMC…

Ce débat, dont la tenue est restée incertaine jusqu’au dernier moment, a été marqué par un fort clivage entre les candidates de la gauche et la droite, face à une candidate du parti de la majorité présidentielle qui a peiné à s’imposer.

« Comme je suis extrêmement polie, je ne peux pas parler », s’est agacée Agnès Buzyn face à ses deux rivales, qui la devancent toujours dans les intentions de vote.

« Elle n’a pas compris, je crois »

Plusieurs thèmes ont été égrenés pendant près de deux heures : crise, propreté, sécurité, transports…

Sur la sécurité, Rachida Dati a taclé l’organisation de l’exécutif parisien et estimé qu’Anne Hidalgo a « tellement d’adjoints, que ça les occupera ».

Le baroud d’honneur d’Agnès Buzyn à Paris

Evoquant la salle de consommation de drogue à moindre risque, dite « salle de shoot », dans le 10e arrondissement, Agnès Buzyn a reconnu ne pas s’y être rendue.

« C’est pas une salle ouverte, elle n’a pas compris, je crois », s’est moquée Anne Hidalgo, s’adressant d’un air complice à Rachida Dati.

« Si je suis élue, l’ordre sera respecté »

Interrogée sur les récentes manifestations contre les violences policières, la candidate de la droite a estimé que « l’insécurité à Paris est bien antérieure à toutes ces revendications » et rappelé que la délinquance a « explosé, tout crime confondu, de +25 % ». Agnès Buzyn a quant à elle déclaré :

« Si je suis élue maire de Paris, l’ordre sera respecté. Je ne laisserai pas Extinction Rebellion [organisation écologiste d’extrême gauche, NDLR] passer quinze jours sur le parvis (de l’Hôtel de Ville) parce que ces gens sont sympathiques. »Toulouse, Lyon, Marseille, Annecy, Nancy… Ces villes qui peuvent basculer aux municipales

En réponse, Anne Hidalgo a pointé la responsabilité de l’Etat et rappelé que c’est « la préfecture de police qui a une compétence pour autoriser une manifestation à dimension nationale », évoquant brièvement les cortèges contre « la suppression d’emplois dans les hôpitaux ».

« Il n’y a pas de plan de suppression d’emplois dans les hôpitaux Mme Hidalgo, vous vous trompez de manifestation », a taclé Agnès Buzyn.





nouvelobs

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