La Bourse de Paris, dynamisée par une activité économique moins morose, gagne 1,56%


La Bourse de Paris gardait un cap positif mardi à la mi-journée (+1,56%), dynamisée par des chiffres d’activité en zone euro ouvrant des perspectives moins moroses pour l’économie.

A 12H48, l’indice CAC 40 prenait 77,17 points à 5.025,87 points. La veille, il avait fini en baisse de 0,62%.

La cote parisienne a choisi la hausse dès l’ouverture et a encore accéléré le pas ensuite.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir dans le vert. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,91%, celui de l’indice élargi S&P 500 de 0,82% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,69%.

La vigueur des différents indicateurs d’activité économique de la matinée « marque une amélioration significative par rapport au mois précédent, à la faveur de l’allégement progressif des contraintes sanitaires. Les marchés apprécient! », a noté Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

L’activité du secteur privé a continué à se replier en juin dans la zone euro, mais à un rythme nettement moins marqué que pendant le confinement. La France a pour sa part renoué avec l’expansion pour la première fois depuis quatre mois, tout comme le Royaume-Uni qui a enregistré un net rebond.

Parallèlement et même si dans l’immédiat les marchés se concentrent sur les bons indicateurs , « l’inquiétude grandit sur la remontée du nombre de cas de covid-19, notamment en Amérique latine, en Chine et aux Etats-Unis », a nuancé M. Pichard.

La situation sanitaire reste en effet très difficile avec neuf millions de contaminations dans le monde, un seuil des 120.000 morts dépassé aux États-Unis et une pandémie de coronavirus qui « continue de s’accélérer » selon l’Organisation mondiale de la Santé.

Selon Michael Hewson, un analyste de CMC Markets, il y a de la « schizophrénie » sur les marchés partagés entre ceux qui craignent une seconde vague qui ruinerait les espoirs de redémarrage et « ceux qui pensent que les soutiens monétaires et fiscaux peuvent régler les problèmes ».

Les investisseurs ont par ailleurs pris acte qu’un accord sur la protection des investissements étrangers entre l’Union européenne et la Chine « ne verra pas le jour » cette année, selon la Chambre de commerce de l’UE au lendemain d’un sommet entre Pékin et Bruxelles.

Du côté des indicateurs, les chiffres d’activité PMI pour juin aux États-Unis sont aussi attendus tout comme outre-Atlantique, les ventes de maisons neuves pour mai.

– L’automobile recherchée –

Sur le terrain des valeurs, l’automobile bénéficiait du regain d’optimisme ambiant, Peugeot bondissant de 6,22% à 14,69 euros et Renault de 7,06% à 22,51 euros en dépit de la perspective d’une chute historique de 25% du marché européen en 2020 en raison de la crise sanitaire annoncée mardi par les constructeurs du Vieux continent.

Dans le sillage de leurs homologues américaines lundi à Wall Street, les valeurs technologiques avaient le vent en poupe, à l’instar de STMicroelectronics en hausse de 3,97% à 24,61 euros, d’Atos (+2,04% à 76,04 euros), Capgemini (+2,41% à 101,10 euros) ou DBV Technologies (+8,09% à 10,55 euros).

Bouygues profitait pour sa part (+3,98% à 29,28 euros) d’un relèvement de sa recommandation à « surpondérer » par JPMorgan.

Kering, à l’inverse, était pénalisé (-0,77% à 500,10 euros) par un abaissement de la sienne à « neutre » par Oddo BHF.

Technicolor s’enfonçait de 7,71% à 3,61 euros pour la reprise de sa cotation après avoir annoncé lundi être parvenu à un accord de principe avec des créanciers sur un plan de restructuration financière, avec à la clef un nouveau financement de 420 millions d’euros.



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