mais qu’est-ce que ça veut dire ?



C’est peut-être un détail pour vous… Dans son allocution de dimanche, Emmanuel Macron n’a pas parlé de « transition » mais de « reconstruction » écologique :

« Il nous faut créer les emplois de demain par la reconstruction écologique qui réconcilie production et climat : avec un plan de modernisation du pays autour de la rénovation thermique de nos bâtiments, des transports moins polluants, du soutien aux industries vertes. »

Ces derniers temps, ils sont plusieurs à avoir opéré cette discrète évolution sémantique. Début avril, dans une interview à « Libération », Arnaud Montebourg s’appropriait l’expression : « Il va falloir recentrer le plus possible nos économies sur ce que nous sommes capables de produire. C’est ce que j’appelle la reconstruction écologique”. » Début juin, c’est au tour de Martine Aubry de réclamer un « plan de reconstruction écologique ». Exit la « transition » et ses charmes tranquilles : indolore, facile, presque glissée. Place à la « reconstruction », à son imaginaire de chantier, de labeur, de ciment qu’on prépare dans la gâche.

D’où vient le mot « résilience », qui plaît tant à Emmanuel Macron ?

A qui devons-nous cette tournure ? Une rapide généalogie fait apparaître que l’ancien ministre du Redressement productif, malgré ses effets de manche (retroussée), n’est probablement pas l’inventeur du terme (même si ses livres sont truffés de « reconstruction industrielle »). L’origine du vocable serait plutôt à chercher du côté de l’Institut Rousseau. Nouveau

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