La Bourse de Paris reste soucieuse face à la situation sanitaire (-1,01%)


La Bourse de Paris restait mal orientée jeudi à la mi-journée (-1,01%), la circonspection étant de mise au regard de la recrudescence des contaminations notamment en Chine.

A 13H21 (11H21 GMT), l’indice CAC 40 perdait 50,27 points à 4.945,70 points. La veille, il avait gagné 0,88%.

La cote parisienne a débuté dans le rouge et après avoir tenté timidement de se reprendre est repartie clairement en baisse.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en recul. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,38%, celui de l’indice élargi S&P 500 refluait de 0,36% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, était juste au-dessous de l’équilibre (-0,09%).

« La montée des nouveaux cas en Chine, et des taux de contamination aux Etats-Unis alimentent les inquiétudes au sujet de la réouverture des économies » ce qui a pesé sur l’Asie et également sur l’Europe, a résumé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

« La question de la propagation du coronavirus continue d’inquiéter les investisseurs, avec le spectre de plus en plus prégnant d’une nouvelle vague », a souligné Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Et selon lui, cette pandémie reste un facteur de baisse « potentielle majeure pour les marchés à court et à moyen terme, en tout cas tant qu’il n’y aura pas de vaccin. »

La Chine et l’Inde affrontent une expansion inquiétante du nouveau coronavirus, qui poursuit en revanche son reflux en Europe, où se multiplient les signes d’un retour à la normale y compris dans le sport, mais fait encore des ravages au Brésil.

A Pékin, la situation épidémique est jugée « extrêmement grave » par les autorités, faisant craindre une nouvelle vague de contaminations. 137 personnes ont été contaminées depuis la semaine dernière dans la mégapole de 21 millions d’habitants.

La cote parisienne a par ailleurs pris connaissance de la décision de la Banque d’Angleterre de maintenir son taux directeur à 0,1%, un plancher historique, et d’augmenter son programme de rachat d’actifs de 100 milliards de livres, ce qui le porte à 745 milliards.

Du côté des indicateurs, les investisseurs suivront avec intérêt la publication des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux Etats-Unis pour vérifier si la lente décrue se poursuit.

Outre-Atlantique, l’indice d’activité manufacturière de Philadelphie est aussi au programme.

– Fnac Darty rassure –

Sur le terrain des valeurs, Fnac Darty montait de 2,13% à 35,44 euros, les investisseurs accueillant très favorablement le redémarrage de l’activité à la faveur du déconfinement et la bonne tenue des activités en ligne pendant la crise même si cette dernière a coûté 400 millions d’euros de chiffre d’affaires au distributeur.

Rémy Cointreau profitait (+2,29% à 120,60 euros) du relèvement de sa recommandation à « surpondérer » par Barclays.

JCDecaux était fragilisé (-4,65% à 17,24 euros) par la vente d’un nombre important de ses actions par Gardner Russo & Gardner à un prix inférieur de 5,1% à celui du titre à la clôture mercredi, selon Bloomberg.

GL Events s’enfonçait de 7,34% à 13,12 euros alors que le groupe prévoit désormais de réaliser plus de 90 millions d’euros d’économies pour faire face à l’effondrement de son activité consécutif à la pandémie.



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