Valéry Giscard d’Estaing juge « grotesque » la plainte pour agression sexuelle le visant


L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing juge « grotesque » la plainte pour agression sexuelle déposée contre lui par une journaliste allemande, une personne qui selon lui « cherche à se donner » une « importance qu’elle n’a pas »« C’est une allusion à un événement qui se serait produit il y a deux ans, qui aurait été un geste dont personne n’a gardé le souvenir », a affirmé l’ancien chef de l’Etat sur RTL ce mercredi 17 juin.

Selon lui la plaignante est « manifestement quelqu’un qui cherche à se donner un rôle, une importance qu’elle n’a manifestement pas et qui j’espère va lui être retirée ».

Ann-Kathrin Stracke, qui accuse Valéry Giscard d’Estaing d’agression sexuelle, dénonce une « situation dégradante »

« C’était grotesque, et le grotesque ne blesse pas », a ajouté l’ancien chef de l’Etat. Après l’ouverture de cette enquête son avocat avait affirmé que Valéry Giscard d’Estaing avait été « très affecté et blessé par l’accusation » de la journaliste.

Ann-Kathrin Stracke, journaliste de 37 ans à la télévision publique allemande WDR, a déposé une plainte le 10 mars contre l’ancien chef de l’Etat, l’accusant de lui avoir posé la main sur les fesses à trois reprises lors d’une interview réalisée dans son bureau parisien. Le parquet de Paris a ensuite ouvert une enquête le 11 mai.

Enquête ouverte contre Valéry Giscard d’Estaing, accusé d’agression sexuelle

Un éloge d’Edouard Philippe

Alors que les politiques s’apprêtent à célébrer l’appel du 18 juin, Valéry Giscard d’Estaing a par ailleurs réfuté qu’il y ait une part de gaullisme chez l’actuel président Emmanuel Macron. « Je ne le pense pas », a-t-il dit, car aujourd’hui « il y a un président avec un pouvoir assez étendu et il n’y a plus de gestionnaire, ce qui explique d’ailleurs dans une certaine mesure le flottement que nous avons traversé pendant la période épidémique ».

Il a dit avoir « de l’estime pour le Premier ministre » et affirmé qu’« il conviendrait de le laisser exercer plus complètement sa charge ».

De même Marine Le Pen, qui vient de rendre un hommage contesté à l’appel du 18 juin sur l’Ile de Sein, n’incarne pas non plus cet héritage à ses yeux.

« De Gaulle était de culture de droite, mais pas du tout d’extrême droite donc il était très éloigné des mouvements qui ont des aspirations plus ou moins révolutionnaires à droite et à gauche », a-t-il affirmé.

De ce fait « je ne pense pas que qui que ce soit » et « en particulier » Marine Le Pen, « puisse récupérer pour elle même ou pour son action le patrimoine du général de Gaulle », a-t-il ajouté.





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire