Après quatre nuits de violences à Dijon, Nuñez promet une « extrême » fermeté face aux « voyous »


Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a promis ce mardi 16 juin « une réponse extrêmement ferme » aux incidents qui ont secoué Dijon ces derniers jours et a annoncé un nouveau renforcement du dispositif avec plus de 150 policiers ou gendarmes mobilisés pour la nuit à venir.

« Je veux passer un message très clair aux voyous que nous avons vu exhiber des armes, aux individus qui sont venus commettre ici des violences à Dijon : notre réponse sera extrêmement ferme », a-t-il dit à sa sortie du commissariat de la Dijon.

Mardi 16 juin dans la soirée, « il y aura à Dijon deux unités de forces mobiles », soit près de 150 fonctionnaires ou militaires de la gendarmerie en plus des effectifs locaux, a-t-il ajouté au micro de BFMTV, précisant qu’« ils seront présents autant de fois qu’il le faudra ».

Le secrétaire d’Etat s’est par ailleurs dit « très fier » de l’action des forces de l’ordre depuis vendredi, saluant leur « courage » et leur « détermination ». « Les forces de l’ordre ne sont pas restées en retrait ; c’est complètement inexact ! ».

Quatre nuits de tensions inédites

Dans le droit fil du discours d’Emmanuel Macron dimanche soir, Laurent Nuñez a réaffirmé que les forces de l’ordre étaient pour lui « les garantes de notre ordre républicain », dans un contexte de défiance et de manifestations en France et dans le monde contre les violences policières.

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Depuis quatre nuits, Dijon est en proie à des tensions dans une ville peu habituée à ce genre de trouble. Tout a commencé par l’agression le 10 juin d’un adolescent issu de la communauté tchétchène. Des expéditions punitives « totalement inédites » ont ensuite été menées ce week-end dans le centre-ville et dans le quartier sensible des Grésilles par des membres de cette communauté et un gérant d’une pizzeria a été grièvement blessé par balles.

Lundi soir, les forces de l’ordre ont dispersé un attroupement d’hommes cagoulés et visiblement armés voulant défendre leur quartier contre ces intrusions.

« Je comprends que la population ait été traumatisée par ces faits ». Les Dijonnais ont « droit à la sérénité, tranquillité et sécurité », a insisté Laurent Nuñez, en laissant entendre que l’enquête progressait. « Il y a des pistes », a-t-il assuré.

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Lundi soir, le préfet de Bourgogne-Franche-Comté, Bernard Schmeltz, avait défendu auprès de l’AFP sa stratégie de non-intervention au cours du week-end. « Encadrer et encercler pour éviter les exactions : c’était la seule stratégie praticable ».





nouvelobs

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