L'Australie pose la dernière pièce du puzzle



  • L’Australie a été le premier représentant de l’Océanie à la Coupe du Monde il y a 46 ans
  • Les Socceroos ont connu des qualifications éprouvantes
  • 1974, l’année où l’histoire d’amour entre le football australien et l’Allemagne a commencé

Il y a 46 ans jour pour jour, on donnait le coup d’envoi de la Coupe du Monde de la FIFA 1974™. Pour la première fois, un représentant océanien y participait. Avec la qualification de l’Australie en tant que nation de la Confédération de football d’Océanie (OFC), les six régions du monde avaient enfin honoré de leur présence la plus prestigieuse compétition d’équipes nationales de la planète.

Privés à la veille du tournoi de leur attaquant Ray Baartz, l’un de leurs meilleurs joueurs, les Socceroos n’ont pas à rougir de leurs prestations. Un revers 2-0 face à l’Allemagne de l’Est, une défaite 3-0 contre les futurs champions de l’Allemagne de l’Ouest et un nul sans but contre le Chili sont loin d’être des résultats abominables pour une équipe 100 % amateur.

Le groupe australien est composé principalement de joueurs d’origine ouvrière, notamment un mineur de fond, des manœuvres, des électriciens et même un livreur de lait, d’ailleurs décrit comme « sans doute le dernier livreur de lait à avoir disputé une Coupe du Monde ».

Un chemin tortueux à parcourir

Mais leur parcours pour enfin se qualifier pour la Coupe du Monde l’est encore plus, avec des progrès graduels au cours de trois campagnes qualificatives depuis leur première tentative pour Angleterre 1966. À cette occasion, les Socceroos s’inclinent lourdement face à la bientôt célèbre RDP Corée dans deux rencontres disputées au Cambodge.

Quatre ans plus tard, les Australiens embarquent dans un voyage extraordinaire de Coupe du Monde. Ils disputent ainsi des matches à l’extérieur contre la Corée du Sud, le Japon, la Rhodésie – aujourd’hui Zimbabwe – et Israël. Seul le neuvième et dernier match se joue en Australie, mais Israël s’impose sur un score cumulé serré, 2-1.

Arrive alors la fameuse année 1973. Cette fois, ils doivent suivre un parcours du combattant avec 11 matches, dont deux barrages à la mort subite. Une victoire cumulée 3-2 contre l’Iran précède un nul 2-2 contre la République de Corée. Si les Australiens marquent deux buts à l’extérieur à Séoul, le règlement exige un troisième match, qui se jouera sur terrain neutre, à Hongkong.

Les équipes ne parviennent pas à se départager jusqu’à ce que, à 20 minutes de la fin, le milieu de terrain Jimmy Mackay ne marque à jamais l’histoire du football national en décochant une frappe lointaine en pleine lucarne.

Gerd Mueller (R) scores a header past Australian goalkeeper Jack Reilly

Une connexion à l’Allemagne

Ce but n’est que le début d’une forte relation entre le football australien et l’Allemagne. Les Socceroos vouent une admiration sans limite aux hôtes de la Coupe du Monde 1974, alors qu’ils doivent affronter les deux Allemagnes en phase de groupes. Ils alignent aussi Manfred Schäfer, leur défenseur natif d’Allemagne.

Trente-deux ans plus tard, les Australiens signent enfin leur retour sur la scène mondiale. Dans quel pays ? L’Allemagne, évidemment. Cette fois, le gardien Mark Schwarzer est le régional de l’étape, ses parents étant nés en Allemagne. Il a aussi évolué en Bundesliga, tout comme plusieurs coéquipiers.

Les tous premiers buts de l’Australie en Coupe du Monde – signés Tim Cahill contre le Japon – la qualification pour la phase à élimination directe et une défaite dans les dernières secondes contre l’Italie, future championne du monde, marquent une campagne mémorable, restée dans l’histoire australienne au même titre que celle des Socceroos de 1974, les pionniers de l’OFC.



Fifa

A lire aussi

Laisser un commentaire