des kiosques privés de journaux



Chez un kiosquier marseillais, aucun journal national, aucun magazine. « On ne sait pas quoi répondre aux clients, c’est énervant, c’est épuisant », confie Jean-Marc Guth, kiosquier à Marseille (Bouches-du-Rhône). Ne reste que la presse locale avec La Provence. Toutes les autres livraisons se sont subitement arrêtées il y a un mois avec la liquidation judiciaire des filiales régionales du distributeur Presstalis. Les clients sont résignés.

“On vient, on prend La Provence, on ne lui demande même plus s’il a les autres titres”, confie un client. “Je ne me vois pas lire le journal sur mon téléphone, ou sur la tablette, c’est compliqué. Il faut les journaux, vite !”, estime un autre client. Après le premier contrecoup du confinement, cette pénurie engendre de lourdes pertes pour le kiosquier : 80% de son chiffre d’affaires selon lui. “Le sentiment qu’on a, c’est d’être abandonnés et impuissants”, explique-t-il. Impuissants, car les marchands de journaux se retrouvent tributaires d’un conflit social sans aucune alternative à l’arrêt de la distribution. “Ça ne nous regarde pas ce qu’il se passe entre Presstalis et leurs employés. Nous, ce que l’on veut, c’est que l’on soit distribués”, déplore Christian Andrieux, secrétaire national de Culture Presse.

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