Les restrictions qui devraient perdurer après la fin de l’état d’urgence, envisagée le 10 juillet


Le calendrier du déconfinement suit son cours. Dès le 22 juin, la France doit entrer dans la troisième phase du déconfinement. Et au mois de juillet, une nouvelle étape sera franchie avec une sortie de l’état d’urgence sanitaire en vigueur depuis le 24 mars. En conseil des ministres ce mercredi 10 juin, le Premier ministre Edouard Philippe a présenté le projet de loi organisant la fin de cette étape le 10 juillet. Mais un retour total à la normale ne sera pas encore à l’ordre du jour.

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« Il n’est pas justifié de proroger cet état d’urgence sanitaire » à la lumière de l’évolution de la situation sanitaire mais « nous n’avons pas souhaité qu’il y ait une sortie sèche mais plutôt en biseau pour une période transitoire de quatre mois », a expliqué Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, à la sortie du conseil des ministres.

La porte-parole du gouvernement ferme la porte à une accélération du déconfinement

Pendant ces quatre mois et jusqu’au 10 novembre, le gouvernement pourra toujours restreindre certaines libertés pour continuer la lutte contre le Covid-19. Selon « le Parisien », plusieurs leviers ont été évoqués par les services de Matignon.

  • La possibilité pour le Premier ministre de limiter ou interdire les rassemblements sur la voie publique mais aussi de réglementer voire interdire la circulation des personnes et des véhicules.
  • La possibilité de réglementer l’accès aux moyens de transport et les conditions de leur usage, avec par exemple l’obligation du port du masque.
  • La possibilité d’ordonner la fermeture provisoire et de réglementer l’ouverture d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion avec une jauge maximale, en garantissant l’accès des personnes aux biens et services de première nécessité. Cette mesure pourrait notamment s’appliquer aux salles de spectacle, aux restaurants, aux cinémas, aux centres de congrès ou encore aux centres commerciaux, précise « le Monde ».
  • La possibilité de limiter ou d’interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi que les réunions de toute nature.
  • L’exécutif maintiendra par ailleurs la mise en quarantaine ou à l’isolement des personnes susceptibles d’avoir été contaminées, et revenant d’un pays tiers, selon LCI.

En revanche, ce projet de loi ne permettra pas de revenir à un confinement strict, comme celui qui a pris place en France entre le 17 mars et le 11 mai, selon Matignon cité par LCI. En cas d’aggravation de la crise, pour reconfiner, un nouveau décret devra être adopté instaurant l’état d’urgence sanitaire.

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Mardi soir, Matignon avait indiqué que l’état d’urgence sanitaire devait « demeurer un régime d’exception ».





nouvelobs

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