Trump refuse de rebaptiser les bases militaires honorant des généraux confédérés



Le président américain Donald Trump s’est dit mercredi catégoriquement opposé à l’idée de rebaptiser des bases militaires honorant des généraux confédérés, une hypothèse envisagée par le Pentagone.

La Guerre de Sécession, qui a déchiré la nation de 1861 à 1865 principalement autour de la question de l’esclavage, a opposé les Etats du Nord et les Etats confédérés qui firent sécession.

« Certains ont suggéré de renommer jusqu’à dix bases militaires légendaires », a tweeté le président américain, au moment où les manifestations contre le racisme à travers les Etats-Unis ont relancé le débat sur le passé esclavagiste du pays.

Soulignant que ces bases faisaient désormais partie de « l’héritage américain », il a martelé que son gouvernement n’étudierait « même pas » cette éventualité.

« Respectez notre armée! », a-t-il conclu.

Mardi, le ministre de la Défense s’était dit, par la voix de sa porte-parole Sunset Belinsky, « ouvert à une discussion sur le sujet ».

Dix bases de l’armée de terre, toutes situées dans le sud du pays, portent le nom d’anciens militaires sudistes de la guerre de Sécession.

Dans ses tweets, le président américain cite en particulier Fort Bragg en Caroline du Nord.

Cette base, la plus grande du pays, porte le nom d’un ancien général de l’armée sécessionniste, Braxton Bragg, qui est surtout connu pour avoir perdu la grande bataille de Chattanooga en 1863.

Une base de Georgie honore Henry L. Benning, un général esclavagiste convaincu, qui avait plaidé pour la création d’une « Slavocratie sudiste ».

Il existe aussi un Fort Lee, du nom du commandant en chef de l’armée sudiste Robert Lee, à une trentaine de km de Richmond, capitale des Etats confédérés pendant la guerre.



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