le procureur de Manhattan met en doute la volonté du prince Andrew de coopérer à l’enquête



Les avocats du prince affirment avoir proposé « au moins trois fois » de témoigner dans cette affaire qui entache la monarchie britannique.

Le procureur de Manhattan a accusé, lundi 8 juin, le prince Andrew de prétendre « faussement » vouloir coopérer avec les enquêteurs américains dans l’affaire Epstein, après que ses avocats eurent affirmé qu’il avait proposé « au moins trois fois » de témoigner dans ce vaste dossier d’agressions sexuelles sur mineures qui entache la monarchie britannique. Le deuxième fils de la reine Elizabeth II, âgé de 60 ans, est sommé depuis plusieurs mois de s’expliquer sur ce qu’il savait des activités de son ami américain. Jeffrey Epstein a été retrouvé pendu dans sa cellule en août 2019, après avoir été accusé d’avoir exploité sexuellement des jeunes filles mineures.

La défense du prince Andrew a diffusé une longue mise au point après la publication d’informations par le tabloïd The Sun et de journaux américains. Selon ces médias, la justice américaine a saisi les autorités britanniques pour contraindre le prince Andrew à témoigner.

« Le prince Andrew a encore cherché aujourd’hui à se présenter faussement au public comme ayant hâte de coopérer à l’enquête fédérale (américaine) alors qu’il a plusieurs fois refusé de caler un entretien avec les autorités américaines et nous a informé clairement il y a près de quatre mois qu’il ne se rendrait pas à un tel entretien », a affirmé le procureur Geoffrey Berman dans un tweet.

« Le duc d’York a proposé au moins trois fois son assistance en tant que témoin au département de la Justice », ont indiqué ses avocats. « Malheureusement, le département de la Justice a réagi à nos deux premières propositions en violant leurs propres règles de confidentialité » en affirmant qu’il n’avait pas coopéré, ont-ils déploré, accusant le département de la Justice de « vouloir peut-être rechercher la publicité plutôt que d’accepter l’assistance proposée ».

La descente aux enfers du prince avait commencé en août avec la publication aux Etats-Unis de documents de justice. Une femme, Virginia Roberts, y affirme avoir eu à trois occasions des relations sexuelles avec le prince, auxquelles Epstein l’aurait contrainte, lorsqu’elle avait 17 ans. Le duc d’York a toujours démenti ces allégations.

La publication d’une photo la montrant à cette époque, enlacée par le prince, a fragilisé ce démenti, ainsi qu’un autre cliché montrant le prince en train de se promener à New York avec le financier alors même que ce dernier avait été condamné et emprisonné pour pédophilie en 2008.

Lâché petit à petit par les entreprises et les associations avec lesquelles il travaillait, le prince Andrew fini par annoncer, en novembre 2019, son retrait de la vie publique.





francetvinfo

A lire aussi

Laisser un commentaire