Le décryptage éco. Le gouvernement vole au secours de l’apprentissage


Des apprentis en cuisine. Photo d’illustration. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Le gouvernement ne lésine pas. Pour encourager les entreprises à prendre des apprentis malgré la crise, il va distribuer des primes. Celles qui recruteront un apprenti toucheront 8 000 euros si le jeune a plus de 18 ans et 5 000 euros s’il est mineur. Ces aides s’appliqueront pour les apprentis préparant un CAP jusqu’à la licence professionnelle, c’est-à-dire jusqu’au bac +3.

L’objectif du gouvernement, c’est bien de mobiliser toutes les sociétés, et notamment les plus petites : celles de moins de 250 salariés auront droit à ces aides sans conditions ; les plus grandes, elles, devront avoir un minimum de 5% d’alternants d’ici l’an prochain pour en bénéficier. En fait, l’exécutif s’arrange pour qu’un apprenti ne coûte rien ou presque à l’employeur. Ni en salaire, ni en charges sociales : opération blanche pour la société qui signe le contrat. En revanche, ces dispositifs auront un coût pour les finances publiques, plus d’un milliard d’euros estimé. Mais, peu importe, le gouvernement veut absolument éviter que des milliers de jeunes ne se retrouvent sans formation à la rentrée.   

C’est pour cela que le gouvernement va aussi donner plus de temps aux jeunes pour qu’ils trouvent un contrat : ils auront six mois au lieu de trois auparavant. Par exemple, un apprenti qui s’inscrira en septembre prochain dans un centre de formation aura jusqu’au 28 février pour trouver une entreprise qui l’accueille. Le gouvernement espère ainsi maintenir la tendance qu’il avait réussi à impulser avec sa réforme. L’apprentissage avait progressé de 16% l’année dernière, on comptait plus de 450 000 contrats d’apprentissage et d’alternance. On n’avait pas vu ça depuis dix ans.  

Le gouvernement travaille aussi sur des mesures à l’embauche qui seront dévoilées en juillet. Il s’agit notamment d’aider les 700 000 jeunes qui vont entrer sur le marché du travail à s’insérer. Ils risquent d’être parmi les premières victimes de la récession. On rappelle qu’en France, avant la crise économique liée à la Covid-19, un jeune sur cinq vivait déjà en-dessous du seuil de pauvreté  



FranceTVinfo

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