Michel Onfray et le front populiste



Michel Onfray est un expert en formules qui claquent. Art des raccourcis et usage immodéré de la provocation, mais toujours assortis d’un savant brouillage des pistes. C’est sa marque de fabrique.

« Marine Le Pen me fait un baiser de la mort », nous lance-t-il au téléphone à la mi-mai, apparemment en colère. La raison de sa contrariété ? La patronne du Rassemblement national vient de le féliciter, sur Twitter, d’avoir réuni « ceux qui croient en la nation et qui sont opposés au mondialisme » dans la revue qu’il s’apprête à lancer, le 23 juin.

Le philosophe dit ne pas apprécier les congratulations de la chef de file de l’extrême droite, qu’il compare à un serpent :

« Elle veut non pas m’empoisonner comme une vipère, mais m’étouffer tel un boa constrictor. »

Faut-il le croire quand il joue ainsi les effarouchés et assure ne « rouler pour personne » ? Plus que jamais il avance sur une périlleuse ligne de crête. Il le sait et s’en délecte.

« Front populaire », c’est ainsi qu’il a appelé sa nouvelle entreprise, une revue et un site internet « participatif », qu’il finance par un appel aux dons. Léon Blum et la grande épopée socialiste de 1936 ont été convoqués pour fournir le nom de cette aventure éditoriale et politique.

Pour le reste, Michel Onfray, ex-soutien d’Olivier Besancenot puis de Jean-Luc Mélenchon,





nouvelobs

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