Les entreprises américaines dénoncent le racisme… avec plus ou moins de sincérité



Quand la PDG d’un grand groupe automobile cite Socrate, on lève un sourcil. Surtout quand son message est, en réalité, un coup de gueule bien senti. Mary Barra, la patronne de General Motors (GM), n’a pas mâché ses mots, dimanche 31 mai, dans une note interne adressée à ses troupes, fournisseurs et concessionnaires. Face aux violences policières contre les Noirs et au racisme qui plombe l’Amérique, écrit-elle, il n’est plus temps de poser des questions mais d’agir :

« Je suis à la fois impatiente et écœurée par le fait qu’en tant que nation, nous semblons apaisés par la discussion passive autour du “pourquoi” : pourquoi cela se produit-il ? Pourquoi ne pouvons-nous pas évoluer ? Pourquoi la réponse [à ces violences] est-elle aussi viscérale ? Cessons de nous demander “pourquoi”, pour nous demander “quoi”. Qu’est-ce que nous allons faire ? A cet instant, nous devons chacun décider ce que nous pouvons faire, individuellement et collectivement, pour changer les choses un changement réel, délibéré. »

La dirigeante de GM, qui n’est pas dans les petits papiers de Donald Trump, s’excuse presque de s’emporter :

« Ce message socratique peut sembler plus tranchant que beaucoup d’autres sujets que j’ai partagés avec vous. Mais, en cet instant, il n’y a pas de place pour l’ambiguïté. »

Mary Barra, qui annonce dans ce message la cr





nouvelobs

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