Castaner promet une « sanction » pour « chaque faute » et parole raciste dans la police


Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a promis ce mercredi 3 juin que « chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes » ferait « l’objet d’une enquête, d’une décision, d’une sanction », au lendemain de manifestations notamment à Paris pour dénoncer « les violences policières ».

« Je suis, sur ce sujet, intransigeant », a poursuivi au Sénat Christophe Castaner, ajoutant : « L’exigence que nous avons vis-à-vis des policiers qui fauteraient, c’est garantir la sérénité du travail de l’ensemble de la police et de la gendarmerie, garantir la défense de cette police républicaine qui, au quotidien, combat le racisme, combat l’antisémitisme ».

« On en a marre de cette chape de plomb sur les violences policières »

La mort de George Floyd, un homme noir de 46 ans asphyxié par un policier blanc aux Etats-Unis, a déclenché aux Etats-Unis des manifestations depuis une semaine contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales et relancé le débat en France. Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi soir devant le tribunal à Paris à l’appel du comité de soutien à la famille d’Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation.Léonora Miano : « Je ne connais pas d’homme noir qui n’ait pas été contrôlé par la police »

« La réalité ne se fait pas sur les réseaux sociaux »

Répondant au sénateur Olivier Léonhardt (RDSE), le ministre a fait valoir qu’il ne s’agissait « pas de faire des amalgames, mais […] de dénoncer tout propos et tout comportement. S’il y a faute, elle doit être sanctionnée et elles sont sanctionnées ».

Il a souligné que le Défenseur des droits Jacques Toubon, dans son rapport remis il y a quelques jours, avait épinglé des faits remontant à plusieurs années pour lesquels des policiers avaient été condamnés à 4 mois de prison.

Il a cité aussi le cas d’un policier à Marseille qui a été condamné à « 40 mois d’emprisonnement » pour « avoir transporté de force quelqu’un contrôlé en dehors de Marseille ». « Ces faits-là sont inadmissibles et sont sanctionnés », a ajouté Christophe Castaner.

Dix-huit personnes interpellées lors de la manifestation contre les violences policières

Soulignant que « la réalité ne se fait pas sur les réseaux sociaux », le ministre de l’Intérieur a mentionné une étude récente de l’Université du Mont-Blanc portant sur « 48 134 personnes », selon laquelle « 85 % » des personnes interrogées avaient une « opinion positive » de la police.





nouvelobs

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