le ministre américain de la Défense opposé au déploiement de l’armée


La liste des responsables politiques affichant publiquement leur désaccord avec le président Donald Trump s’allonge d’un nom : Mark Esper. Ce mercredi, le ministre américain de la Défense s’est publiquement déclaré opposé au déploiement de l’armée américaine sur le territoire, théâtre de manifestations antiracistes après la mort d’un homme noir aux mains d’un policier blanc.

> Voir l’extrait vidéo de sa déclaration :

Déployer l’armée ? Pour Trump, un pari possible mais risqué

« Je ne suis pas favorable à décréter l’état d’insurrection » qui permettrait au président américain Donald Trump de déployer des soldats d’active face à des citoyens américains, et non plus des réservistes de la Garde nationale, a déclaré Mark Esper au cours d’une conférence de presse.

Le ministre, qui avait été vivement critiqué la veille pour avoir parlé des rues américaines comme d’un « champ de bataille », a ajouté :

« L’option d’utiliser les soldats d’active ne devrait être employée qu’en dernier ressort et dans les situations les plus urgentes et les plus dramatiques. Nous ne sommes pas dans ce genre de situations aujourd’hui »

Comme un haut responsable du Pentagone l’avait dit la veille sous le couvert de l’anonymat, invoquant le « jargon militaire », Mark Esper a justifié l’usage de ce terme par son passé d’officier de l’armée de Terre.

Police américaine : la culture de la violence

« Cela fait partie du lexique militaire avec lequel j’ai grandi. C’est ce que nous utilisons de façon routinière pour décrire une zone d’opérations », a-t-il expliqué. « Ce n’est pas une formule dirigée contre la population et certainement pas contre nos concitoyens américains, comme certains l’ont suggéré ».

L’Amérique, raciste pour l’éternité ?

Erreur

Le chef du Pentagone a cependant admis avoir fait une erreur en s’affichant lundi aux côtés de Donald Trump, quand celui-ci s’est fait photographier devant une église avec une bible à la main, quelques minutes après la dispersion brutale, à coups de matraques et de gaz lacrymogène, de manifestants qui protestaient pacifiquement près de la Maison Blanche.

« Je fais tout mon possible pour rester apolitique et pour éviter les situations qui peuvent paraître politiques », a-t-il dit. « Quelquefois j’y arrive, d’autres fois je n’y arrive pas ».

Emeutes de Minneapolis : ces six allumettes qui ont enflammé le brasier





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire