L’Amérique, raciste pour l’éternité ?



Depuis quelques jours, plusieurs villes américaines sont en proie à des violences. La mort de George Floyd, un Noir décédé lors de sa brutale arrestation par des policiers blancs le 25 mai à Minneapolis, dans le Minnesota, a provoqué un déchaînement de colère. Nombreux sont les Américains qui n’en peuvent plus des agressions commises par les policiers sur les Noirs. Ils ont décidé de passer à l’action.

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L’une des raisons de cette colère, c’est l’impression que le racisme endémique aux Etats-Unis est un problème sans solution. Après la guerre de Sécession, le principe de l’émancipation des Noirs avait enfin été inscrit dans la Constitution, en 1870. Mais entre l’objectif et la réalité, il existe un gouffre qui n’est toujours pas résorbé près d’un siècle et demi plus tard. Il a fallu attendre l’action déterminée du président Lyndon B. Johnson, au milieu des années 1960, pour que les Noirs américains puissent réellement exercer leur droit de vote et accéder aux mêmes services que les Blancs partout aux Etats-Unis.

Malgré ces avancées, le racisme reste présent dans toutes les dimensions de la vie quotidienne des Américains, au point d’expliquer des caractéristiques singulières comme l’absence d’un système national d’assurance-maladie – une anomalie dans le club des pays les plus développés.

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Il faut dire que certains dirigeants ne se sont





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