Test DVD : Les éblouis


Camille, 12 ans, passionnée de cirque, est l’aînée d’une famille nombreuse. Un jour, ses parents intègrent une communauté religieuse basée sur le partage et la solidarité dans laquelle ils s’investissent pleinement. La jeune fille doit accepter un mode de vie qui remet en question ses envies et ses propres tourments. Peu à peu, l’embrigadement devient sectaire. Camille va devoir se battre pour affirmer sa liberté et sauver ses frères et sœurs.

Le film

[3.5/5]

Le cinéma en salle : en ce moment, c’est toujours impossible. Les sorties des DVD et des Blu-ray : les distributeurs les avaient repoussées après le confinement. Il restait une solution pour les distributeurs et les spectateurs : la VOD, la vidéo à la demande. C’est ainsi que, si la sortie de Les éblouis en DVD, prévue pour le 7 avril avait été repoussée à une date ultérieure, la sortie en VOD, prévue pour le 31 mars, a bien eu lieu. Maintenant, vous n’êtes pas sans savoir que la fin du confinement a été sifflée le lundi 11 mai. Une bonne nouvelle qui s’accompagne d’une autre bonne nouvelle : la sortie du DVD de Les éblouis le 2 juin accompagnée d’une sortie en Blu-ray, en exclusivité FNAC. En VOD, en DVD ou en Blu-ray, allez faire un tour vers ce film, il le mérite !

Vous pouvez aller lire  ici la critique écrite au moment de la sortie en salles de Les éblouis.

Le DVD

[4.5/5]

La sortie en DVD de Les éblouis, distribué par Pyramide Vidéo, est accompagnée par une sortie en Blu-ray, en exclusivité FNAC. Avec un bon piqué et un excellent respect des couleurs et de la lumière, le DVD permet de voir le film dans de très bonnes conditions. Concernant le son, on dispose de toutes les possibilités qui peuvent être offertes pour un film en langue française : choix entre 5.1 et 2.0, possibilité d’audio-description, possibilité d’ajouter un sous-titrage pour sourds et malentendants.

Ce DVD est riche en suppléments, et, en plus, il s’agit de suppléments très intéressants ! Tout d’abord, un entretien de 22 minutes avec le producteur Dominique Besnehard et Daniel Sisco, président de l’Association pour la Défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes. Le premier s’exprime surtout sur la réalisatrice et les comédien.ne.s, le second sur le monde des sectes, avec « leurs vitrines attractives mais dont l’arrière-boutique est beaucoup moins drôle ». Vient ensuite un entretien de 18 minutes avec la réalisatrice, dont on sait qu’elle a connu de l’intérieur l’univers dépeint dans le film et qui considère qu’elle a été sauvée par le théâtre. Elle nous parle du court-métrage Nos enfants qu’elle a tenu à réaliser pour se faire la main avant de se lancer dans un long métrage qui, en plus, elle le savait, cumulait les difficultés : un film très autobiographique et dans lequel des enfants jouent un rôle important. Quant au choix des comédiens, on apprend que la première personne à qui elle a pensé, c’est Jean-Pierre Darroussin.

L’entretien qui suit, avec Yves Angelo, le Directeur de la photographie, est plus court (6 minutes), mais également très riche. Pour lui, l’important n’est pas de savoir s’il s’agit du premier ou du dixième film du réalisateur ou de la réalisatrice, c’est juste de sentir la qualité du rapport qui s’établit. Quant au dernier supplément, il s’agit de Nos enfants, ce court-métrage de 10 minutes tourné par Sarah Suco, pour, dit-elle, apprendre de ses erreurs. Nos enfants est l’adaptation pour le cinéma, très réussie, d’une scène de « La Réunification des deux Corées », une pièce de Joël Pommerat. Les interprètes en sont Alix Poisson, Yannick Choirat et Alice de Lencquesaing.



Critique film

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