Pourquoi le genou à terre est devenu un geste d’hommage à George Floyd et de soutien aux manifestants


En 2016, pour protester contre les violences policières aux Etats-Unis, le joueur de NFL Colin Kaepernick pose un genou à terre alors que résonne l’hymne américain. Un geste qui déclenche la fureur du candidat républicain à la présidentielle de l’époque, un certain Donald Trump.

Depuis, la pose de Colin Kaepernick a été largement popularisée. Plusieurs joueurs de football en Europe l’ont reprise à leur compte pour dénoncer la mort de George Floyd. C’est notamment le cas de l’attaquant français de Mönchengladbach, Marcus Thuram.

Le footballeur français Marcus Thuram reproduit le geste de Colin Kaepernick, le 31 mai 2020

Le footballeur français Marcus Thuram reproduit le geste de Colin Kaepernick, le 31 mai 2020

Mais ce geste dépasse désormais largement la pratique sportive. La mort de George Floyd aux Etats-Unis, décédé lors de son interpellation par la police de Minneapolis, a déclenché une vague de manifestations sans précédent outre-Atlantique. A telle enseigne que Donald Trump, plus martial que jamais, menace de faire intervenir l’armée pour rétablir l’ordre.Police américaine : la culture de la violence

Une semaine après la mort de George Floyd, cet homme noir de 46 ans décédé après que Derek Chauvin, un policier blanc, s’est agenouillé sur son cou pendant plus de huit minutes, des centaines de milliers d’Américains dénoncent les brutalités policières et le racisme. Ces manifestations sont le théâtre de répressions parfois violentes (on a pu voir la Maison-Blanche quasiment cachée par un nuage de gaz lacrymogène) mais également de scènes de soutien des policiers aux manifestants. Soutien qu’ils expriment en mettant un genou à terre, reproduisant le geste de Colin Kaepernick.

Regardez la vidéo ci-dessous :

Cette scène a pu être observée dans de nombreuses villes américaines : Sacramento, Chattanooga, Seattle, Schenectady, Fort Worth…

Ce geste du genou à terre (traduit par l’expression « take a knee ») a également eu pour conséquence d’apaiser les rassemblements en hommage à George Floyd alors que le président américain Donald Trump souffle sur les braises. Ce dernier a ainsi intimé aux gouverneurs d’être « plus durs » pour contenir les manifestations.

Ces images de policiers américains prenant fait et cause pour les manifestants ont notamment fait réagir le maire démocrate de New York, Bill de Blasio. « Peu à peu, le changement intervient », a-t-il tweeté.

Pas sûr toutefois que la puissance du symbole aura un quelconque impact sur l’attitude autoritaire et va-t-en guerre du président américain face à cette vague de contestations.





nouvelobs

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