le site de Belfort inquiet pour son avenir



A Belfort (Territoire-de-Belfort), la ville et son célèbre lion affiche toujours fièrement leur soutien aux salariés de General Electric. Pendant la crise du coronavirus, l’activité de l’usine a été réduite. Pour rattraper le temps perdu, les syndicats ont proposé de travailler une demi-heure de plus chaque jour et d’embaucher une quarantaine d’intérimaires. La direction du groupe américain a refusé. Elle préfère confier ce travail à d’autres usines à l’étranger.

Belfort s’est déjà battue à plusieurs reprises pour défendre ses usines Alstom puis General Electric. En 2019, le groupe américain a supprimé 450 postes. Il reste quelque 1 300 salariés. Cette semaine, le sénateur LR Cédric Perrin a interpellé le gouvernement pour obtenir le soutien de l’exécutif et faire pression sur GE. Mardi matin, les syndicats souhaitent réunir l’ensemble des salariés du site pour organiser la mobilisation à la veille d’une réunion avec la direction. Tout le monde redoute qu’avec ce projet de délocalisation, l’avenir même du site de Belfort soit à nouveau clairement menacé.

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