les chrétiens heureux de pouvoir célébrer la Pentecôte à l’église, même avec les gestes barrières


« On passe d’un chiffre de 370 places normalement, à un chiffre de 93 », témoigne Arnaud, de l’équipe d’animation de la paroisse de l’église Notre-Dame de l’Assomption, à Étretat (Seine-Maritime). Les lieux de culte sont de nouveau ouverts avec le déconfinement, et de nombreux chrétiens ont pu célébrer la Pentecôte à l’église, dimanche 31 mai. Une messe « en vrai », une première pour la plupart de ces croyants. Mais les offices se font évidemment selon de strictes règles sanitaires.

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À Étretat, Arnaud et les autres membres de l’équipe d’animation ont tout mis en place : « Dès que les gens entrent, automatiquement on donne du gel hydroalocoolique. C’est eux qui prennent la feuille de messe et sur tous les prie-Dieu, il y a un point vert et les gens peuvent s’assoir à cet emplacement-là. On a mis des rubans sur toutes les chaises qui sont interdites. »

C’est le prêtre qui donne lui-même la communion, il dépose l’ostie dans la main des gens, il ne la donne pas dans la bouche.

Arnaud, de la paroisse

à franceinfo

Personne n’a en revanche touché pour l’instant aux photos des paroissiens scotchées sur les chaises. « Pendant la période de fermeture, le prêtre célébrait sa messe tout seul dans l’église et avait demandé à tous les paroissiens d’envoyer leur photo en famille, pour qu’il ait l’impression que les gens soient avec lui », explique Arnaud. Les paroissiens ont-ils été plus généreux pendant la crise sanitaire ? « Ce que je sais, c’est qu’on a beaucoup beaucoup de gens qui ont fait des dons pour remplacer les quêtes qu’on fait tous les dimanches, des dons importants », affirme-t-il.

Alors que l’heure de la messe approche, les fidèles arrivent petit à petit, tous masqués. Un paroissien, Jacques, a encore du mal à s’habituer, le sien ne tient pas bien en place. Mais il vaut mieux ça que des messes en vidéo, assure-t-il : « On avait l’habitude de faire la petite causette en sortant, là on ne pourra pas. Mais ça ne fait rien, on se retrouve tous ensemble, c’est quand même plus chaleureux. »

Le père Roquigny officie, masqué. (FARIDA NOUAR / RADIO FRANCE)

D’autres croyants, André et Monique, se retrouvent et auraient bien aimé se serrer dans les bras. « On s’adore, raconte-t-elle, on a eu du mal parce qu’en plus, nous les Normands, on est ce qu’on appelle des ‘boujouteux’. Au lieu de dire des bisous on dit des boujoux. Alors forcément, ça nous manque ! »

Cela fait 80 jours qu’on attend ce moment-là !

Le père Roquigny

à franceinfo

Il reste beaucoup de chaises vides, mais la cérémonie commence. Le père Roquigny arrive au pas de course, il célébrait une messe ailleurs : « Je suis très très heureux de retrouver les paroissiens, même avec ces mesures barrières, il était temps ! »



francetvinfo

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