c’est « le risque de la mort pure et simple » de l’entreprise « à brève échéance », avertit la CGT


Fabien Gache, délégué syndical central CGT du constructeur, prédit la fin de la production française de véhicule thermique ou électrique pour les particuliers.

Le plan d’économie annoncé par la direction « est la confirmation d’un nouvel affaiblissement de Renault en France et signe le risque de la mort pure et simple de Renault à brève échéance », déplore Fabien Gache, délégué syndical central CGT du constructeur, vendredi 29 mai sur franceinfo. La direction a confirmé dans la matinée le plan d’économie présenté la veille aux syndicats. Il prévoit la suppression de 15 000 emplois dont 4 600 en France, pour économiser 2 milliards d’euros en trois ans.

Le syndicaliste regrette que l’entreprise « liquide » ses capacités de productions en France, avec l’annonce de la fermeture de deux petits sites à Choisy-Le-Roi (Val-de-Marne) et des Fonderies de Bretagne. L’usine de Flins, où est aujourd’hui produite la Zoé électrique, n’assemblera à terme plus de voitures et va perdre mille postes au passage.

« Ca veut dire que l’on ne fabriquera plus aucun véhicule particulier thermique ou hybride en France, puisqu’ils sont fabriqués intégralement en Turquie et en Espagne », décode Fabien Gache. Il considère que la production française sera réduite « à des volumes riquiquis », « à des véhicules électriques de haut de gammes entre 40 et 70 000 euros ». « On se doute bien que Renault ne sera pas leader en terme de ventes de véhicules de très haute gamme », déplore-t-il.

« D’ici peu de temps on nous expliquera que par exemple dans l’usine de Douai les coûts fixes sont beaucoup trop importants pour si peu de volumes », craint Fabien Gache.

On arrive à un fin de non-retourFabien Gache, délégué syndical central de la CGT Renaultà franceinfo



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