Renault prévoit de supprimer environ 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France



Le projet, qui doit être rendu public vendredi matin, a été présenté jeudi soir aux organisations syndicales, lors d’un comité central social et économique (CCSE) du groupe.

La marque au losange dévoile son plan pour faire face à la crise. Le constructeur automobile français Renault compte supprimer environ 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France, ont indiqué des sources concordantes à l’AFP, jeudi 28 mai.

Le projet, qui doit être rendu public vendredi matin, a été présenté jeudi soir aux organisations syndicales, lors d’un comité central social et économique (CCSE) du groupe. Il prévoit de réduire les effectifs « sans licenciement sec », via des départs volontaires, des départs à la retraite non remplacés et des mesures de mobilité interne ou de reconversion, ont indiqué ces sources.

En France, une procédure d’« information-consultation » des représentants du personnel commencera « à partir de la mi-juin », selon une source syndicale.

Concernant les sites de production français, l’activité de l’usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), qui emploie 260 personnes dans la réparation de moteurs et boîtes de vitesse utilisés comme pièces de réemploi, doit être transférée vers l’usine de Flins (Yvelines), à une soixantaine de kilomètres de là.

A Flins, la production automobile cessera après la fin de la Zoe d’ici quelques années. La direction a déclaré devant le CCSE qu’il y aurait « une réflexion en vue de la création à Flins d’un écosystème sur l’économie circulaire qui intégrerait Choisy-le-Roi », a déclaré une source syndicale. Le site de Dieppe où est produite l’Alpine est en sursis tout comme celui de Maubeuge, selon les informations de franceinfo.

Le projet prévoit « une revue stratégique du système de fonderie-fonte en France », qui concerne l’avenir de la Fonderie de Bretagne à Caudan (Morbihan), a indiqué cette source. Le site emploie près de 400 salariés. Le plan annonce aussi une réflexion « pour imaginer un projet de reconversion à Dieppe à la fin de la production de l’Alpine 110 », a ajouté cette source.

Le plan d’économies de 2 milliards d’euros, selon des sources concordantes, est réparti pour environ « un tiers sur la production, un tiers sur l’ingénierie et un tiers sur les frais de structure, marketing et réseau ».

Renault qui a essuyé l’année dernière des pertes historiques, met en œuvre ces suppressions d’emplois avec le feu vert de l’Etat actionnaire qui vient de lui garantir un prêt de 5 milliards d’euros. Le constructeur tricolore va tenter de prendre un nouveau virage avec un directeur général venu de chez Seat Luca de Meo qui prendra ses fonctions le 1er juillet.



FranceTVinfo

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