Le député LR Claude Goasguen est mort


Le député LR Claude Guoasguen est décédé ce jeudi 28 mai à l’âge de 75 ans a annoncé sa famille et sa collaboratrice à l’AFP, confirmant une information du « Monde ». Il est décédé d’un « arrêt cardiaque » alors qu’il se remettait tout juste du coronavirus.

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En réanimation pendant « 22 jours » à cause du coronavirus, l’ancien maire du 16e arrondissement de Paris « allait mieux » et « remarchait », mais il a connu par la suite des complications cardiaques et est décédé à 9 heures à l’hôpital Corentin-Celton d’Issy-Les-Moulineaux.

Elu député de Paris pour la première fois en 1993, il était implanté dans le très cossu 16e arrondissement de la capitale, dont il a été maire de 2008 à 2017, année lors de laquelle il a du démissionner pour respecter la loi sur le non-cumul des mandats.

Un orateur au tempérament volcanique

Orateur pugnace, le député de Paris fut aussi un éphémère ministre de la Réforme de l’Etat dans le premier gouvernement d’Alain Juppé en 1995.

Outre ce passage au gouvernement, et à l’Assemblée, où il a siégé quasiment sans discontinuité depuis 1993, Claude Goasguen avait été maire du 16e arrondissement de Paris de 2008 à 2017. Il s’était notamment illustré en 2016 en se faisant le fer de lance de l’opposition virulente de certains habitants du très chic arrondissement parisien contre un centre pour SDF installé en lisière du Bois de Boulogne. Il avait comparé le projet à « Sangatte », en référence à l’ancien centre pour migrants de Calais, donnant un an plus tard son aval à l’ouverture d’un deuxième centre.

Conseiller de Paris à partir de 1983, Claude Goasguen avait été adjoint de la municipalité sous les mandats de Jacques Chirac et Jean Tiberi, aux Relations internationales, puis à la vie scolaire et universitaire. Au moment du décès de Jacques Chirac en septembre, il avait salué « un modèle », qui lui avait « tout appris de la politique ».

Successivement UDF, puis Démocratie libérale (Alain Madelin), il avait été membre du conseil des fondateurs de l’UMP en 2002.

Il avait été président de la Corpo d’Assas, syndicat étudiant proche d’Occident, mais avait démenti avoir appartenu au mouvement d’extrême droite, contrairement à Gérard Longuet, Alain Madelin ou Patrick Devedjian.

Né le 12 mars 1945 à Toulon, cet avocat de profession a notamment été doyen de la Faculté de droit et sciences politiques de Paris XIII (de 1982 à 1986) et chargé de conférences à HEC.





nouvelobs

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