[L’Europe en région] En Bretagne, l’Union européenne s’investit dans la protection de la biodiversité



Actualité


27.05.2020

Agnès Faure

Lancé en 2018 en Bretagne, l’Observatoire Régional de l’Avifaune (ORA) a pour objectif de sensibiliser la population à la disparition des espèces en la faisant contribuer à la collecte de données sur l’état de la faune aviaire. Un projet soutenu par l’Union européenne qui s’investit dans la protection de la biodiversité.

En Bretagne, la sterne pierregarin (ou hirondelle de mer) fait partie des espèces observées par l’Observatoire régional de l’avifaune – Crédits : mauribo / iStock

Le projet d’un observatoire régional de l’avifaune a vu le jour en Bretagne en 2018, pour répondre aux enjeux de « préservation et de protection de la nature« , indique l’association Bretagne vivante, qui participe à ce projet collectif. Face à la disparition de nombreuses espèces aviaires, en Bretagne comme ailleurs, « il y a bien longtemps que l’on donne l’alerte« , déclarait l’ornithologue et membre de Bretagne vivante Jean David, dans les colonnes de Ouest-France en 2019. Pour préserver la biodiversité, les chercheurs ont alors eu l’idée d’impliquer la population bretonne dans les missions de l’ORA. Ce projet permet ainsi de remplir deux objectifs : sensibiliser la population aux enjeux de la biodiversité, et améliorer la connaissance du terrain pour les organismes de protection. 

Observer et sensibiliser

L’ornithologue Yann Février explique ainsi que les sources participatives sont devenues de plus en plus pertinentes pour identifier les évolutions et les tendances de l’état de l’avifaune. Ce qui répond également à une considération pratique : « on ne peut pas envoyer 4 500 ornithologues professionnels aux quatre coins de la Bretagne« , constate l’ornithologue. Les compteurs bénévoles sont pour cette raison une « formidable ressource« . 

Le deuxième avantage d’une telle approche, est, pour le professionnel, de contribuer à la création d’un cercle vertueux : « l’équation est assez simple, d’abord on observe et on compte, puis on se responsabilise et on protège. On se met à protéger les oiseaux parce qu’on apprend à les connaître« . L’ORA aura dès lors pour mission de mieux faire circuler les informations à l’échelle régionale, et de faire intégrer la protection de la biodiversité dans les politiques publiques locales, indique le site de la région Bretagne. 

Protéger la biodiversité

La raison d’être du regroupement de Bretagne Vivante et du Groupe d’Etudes Ornithologiques des Côtes-d’Armor (GEOCA) en un observatoire régional de l’avifaune est en effet de contribuer « aux politiques de préservation du patrimoine naturel« . Il s’agit également d’apporter à la région assistance et conseil dans l’application de leurs politiques, peut-on lire sur le site internet du GEOCA. L’association Bretagne Vivante s’appuie pour cela sur la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages de 2016.

Pour mener à bien sa mission, l’ORA a bénéficié de subventions européennes dans le cadre de la protection de la biodiversité. 280 000 euros tirés du Fonds européen de développement régional (FEDER) ont ainsi été mobilisés, pour un coût total de 594 425 euros. A travers les fonds européens, l’UE s’engage dans les régions afin d’améliorer, diffuser et valoriser la connaissance de la biodiversité au niveau local et régional. En Bretagne, cette action se traduit par la protection de l’avifaune, très riche dans la région qui se situe « sur le trajet de nombreuses migrations« , précise le site de L’Europe en Bretagne. Un indicateur précieux de la qualité de l’environnement sur le territoire breton.



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