Castaner annonce un « plan d’action » contre les rodéos urbains


« Pas d’impunité ». Face aux rodéos urbains, en pleine recrudescence pendant le confinement, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a annoncé ce lundi 25 mai un « plan d’action plus global » pour lutter contre les « nuisances inacceptables et inadmissibles ».

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En déplacement dans un commissariat parisien, le ministre a fait valoir que « l’heure était arrivée de mettre en place un nouveau plan d’action, plus ambitieux encore, plus global contre les rodéos urbains », avant d’ajouter :

« Nous devons relever, plus encore, le défi des saisies des véhicules, en nous appuyant davantage sur le renseignement et l’enquête judiciaire. Car en confisquant les motos, les quads et les scooters des délinquants, nous les privons de leur capacité à nuire, à se mettre eux-mêmes en danger. »

Ces annonces font notamment suite à un rodéo urbain le 15 mai sur le périphérique de la capitale au cours duquel un policier a été blessé et à la mort d’un jeune homme de 17 ans dans la nuit de mardi 19 à mercredi 20 mai, qui a perdu le contrôle de sa moto lors d’un rodéo.

Pour lutter contre les rodéos urbains, le ministre de l’Intérieur a confié à deux députées LREM – Natalia Pouzyreff et Catherine Osson – une mission de réflexion afin d’élaborer un nouveau plan de lutte contre ces pratiques qui ont perduré en dépit du confinement.

Le ministre a aussi évoqué un travail de prévention à mettre en œuvre en lien « avec les collectivités et les associations » et la nécessité d’impliquer « plus et mieux les polices municipales » et « d’œuvrer plus étroitement encore avec la justice ».

Un délit passible de deux ans de prison

Depuis une loi de 2018, le rodéo urbain est un délit passible de deux ans de prison ferme et 30 000 euros d’amende, ce qui a donné une base légale aux forces de l’ordre pour intervenir dans ce domaine.

La maltraitance a explosé pendant le confinement, et la protection de l’enfance cafouille

Durant le confinement, les rodéos ne se sont pas arrêtés. Au total, « les interventions pour des faits de rodéos urbains ont augmenté de 15 % », a indiqué Christophe Castaner. Il a tenu à préciser qu’il ne s’agissait « pas nécessairement d’une hausse du nombre de rodéos mais d’un changement des pratiques : les rodéos en groupes plus importants, comme une bravade supplémentaire à la loi, se sont multipliés ». « 337 infractions ont été relevées » au cours de cette période, a-t-il ajouté.





nouvelobs

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