Royal supprime discrètement ses tweets favorables à l’utilisation de la chloroquine


A-t-elle changé d’avis ou n’assume-t-elle pas ? A la suite de la publication d’une étude parue dans la revue scientifique « The Lancet » vendredi 22 mai sur les effets de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19, Ségolène Royal a supprimé ses tweets dans lesquels elle se disait favorable au traitement expérimenté par Didier Raoult, le professeur marseillais.

Qui sont les soutiens hétéroclites du professeur Raoult ?

Menée sur près de 15 000 malades, l’expérimentation montre que ni la chloroquine, ni l’hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés. Ces molécules augmentent même le risque de décès et d’arythmie cardiaque. Ainsi, l’étude recommande de ne pas les prescrire en dehors des essais cliniques.

Face à ces résultats, l’ex-ambassadrice des pôles a retiré de son compte Twitter ses commentaires prônant l’utilisation de l’antipaludique. Des suppressions qui ne sont pas passées inaperçues pour le compte « Fallait Pas Supprimer », spécialisé dans la suppression de tweets.

Une révision des règles de prescription

Dans un premier tweet, Ségolène Royal écrivait : « C’est urgent. Pourquoi encore toutes ces hésitations bureaucratiques incompréhensibles ? ! Appliquons : 1. le principe de précaution. 2. le principe de l’utilisation de la meilleure solution connue confirmée par des spécialistes incontestables. »

Didier Raoult : « Toute cette histoire va finir comme le sang contaminé »

Elle avait à nouveau apporté son soutien au professeur Didier Raoult le 23 mars dernier : « Soyons solidaires de ces médecins spécialistes incontestés et responsables et laissons-les agir sous leur responsabilité car ces médecins risquent leur vie et savent ce qu’ils font. »

A la suite de la publication de l’étude dans « The Lancet », Olivier Véran, ministre de la Santé, a également remis en question les règles de prescription de l’antipaludique : « Suite à la publication dans “The Lancet” d’une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du Covid-19 dont l’hydroxychloroquine, j’ai saisi le HCSP pour qu’il l’analyse et me propose sous 48 heures une révision des règles dérogatoires de prescription », a-t-il indiqué dans un tweet.





nouvelobs

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