« Renault joue sa survie », selon Bruno Le Maire


Le site industriel de Renault à « Flins ne doit pas fermer », a déclaré le ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur Europe 1 ce vendredi 22 mai, alors que le groupe automobile doit présenter la semaine prochaine un plan d’économies de deux milliards d’euros.

Chez Renault, rien ne va plus depuis l’affaire Ghosn

« Nous attendons maintenant les propositions globales du président Jean-Dominique Senard sur son plan pour l’alliance [Renault-Nissan] et son plan pour Renault », a ajouté le ministre :

« Ce qui nous parait important, c’est de savoir quelle est la stratégie de long terme de Renault. Comment est-ce qu’ils nous garantissent que demain, les véhicules électriques seront localisés en France ? »

Interrogé sur l’impact du plan d’économies de Renault sur l’emploi des salariés de l’entreprise, le ministre n’a pas souhaité s’engager. « Ce que nous souhaitons c’est qu’au bout du compte, Renault soit plus performant (et) puisse produire davantage de véhicules, en particulier électriques, en France. Et cela suppose que Renault garde toute sa compétitivité », a-t-il dit :

« Les salariés ne doivent pas être la variable d’ajustement de ces évolutions mais ce qui compte pour nous c’est que Renault crée de la valeur. »

« Renault joue sa survie »

Renault, déjà fragilisé avant la crise du coronavirus, a vu ses usines et son réseau commercial paralysé ces dernières semaines. L’État français, son premier actionnaire avec 15 % du capital, a proposé de lui accorder un prêt bancaire d’environ 5 milliards d’euros, qui a été approuvé par l’Union européenne mais n’a pas encore été validé par Bruno Le Maire.

Le plan stratégique que doit présenter Renault le 29 mai pourrait comprendre la fermeture de trois usines de taille moyenne en France, ainsi qu’une reconversion de l’installation industrielle emblématique de Flins-sur-Seine, selon « le Canard Enchaîné ».

« Renault joue sa survie » et doit s’engager notamment sur le maintien en France de certaines activités, a prévenu Bruno Le Maire, en soulignant qu’il n’avait pas encore donné son feu vert à un prêt de 5 milliards d’euros au constructeur en détresse.

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« Ce prêt, je ne l’ai pas encore signé », précisait le ministre de l’Economie dans un entretien au « Figaro » publié le 21 mai, précisant que les constructeurs doivent, dans ce cadre, s’engager sur plusieurs points dont « la localisation en France de leurs activités technologiquement les plus avancées ».





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