Phiri, tout feu tout Flame



  • Gerald Phiri Jnr est le meneur de jeu du Malawi
  • Il a été décisif lors du Tour préliminaire des qualifications africaines pour Qatar 2022
  • Il est le fils d’un grand nom du football malawite : Gerald Phiri Sr

Jamais le Malawi n’a participé à une Coupe du Monde de la FIFA. Mais tous les quatre ans, l’espoir renaît lorsque débutent les qualifications africaines pour l’épreuve. C’est encore le cas à l’aube des éliminatoires de Qatar 2022. Les Flames ont passé l’écueil du tour préliminaire en battant le Botswana 1-0 sur l’ensemble des deux matches et brûlent d’envie d’aller plus loin.

« C’est évidemment un rêve et rien n’est impossible. On a du talent et toutes nos chances », confie au micro de FIFA.com Gerald Phiri, unique buteur lors de la double confrontation face aux Zèbres. « Mais nous ne nous mettons aucune pression. Nous sommes dans un processus d’apprentissage. Notre équipe est jeune. Il faut être patient et gagner en maturité ».

Flame de l’espoir

Phiri sait de quoi il parle. A seulement 26 ans, le vice-capitaine de la sélection est parmi les plus expérimentés de l’équipe malawite. Cette expérience, il l’a notamment acquise dans le championnat sud-africain où il évolue depuis 2015. « C’est une grande opportunité de pouvoir évoluer là-bas. Ça l’est d’autant plus pour un joueur qui vient du Malawi, où le niveau est moindre. Je mesure ma chance, mais aussi le travail qui m’attend pour me maintenir au niveau », explique le milieu offensif de Baroka FC.

En l’occurrence, l’Afrique du Sud lui a toujours plutôt bien réussi. C’est contre les Bafana Bafana, à Rustenburg, qu’il a inscrit son tout premier but avec les Flames, en 2015. « C’est un souvenir forcément mémorable », confie-t-il. « C’était un match amical. J’ai commencé sur le banc et n’ai eu que 20 minutes pour faire mes preuves. J’ai trouvé le temps de marquer sur coup franc, pour ma plus grande fierté. »

Mais le dernier de ses neuf buts internationaux est autrement plus important. Il s’agit de celui sur penalty qui a scellé la qualification malawite face au Botswana. « Je me souviendrai évidemment aussi de celui-là ! C’était un moment particulièrement intense : un penalty, sifflé à la 80ème minute, alors que les deux équipes étaient à égalité, dans un stade plein à craquer, dans un match à fort enjeu… J’étais un peu nerveux », se remémore-t-il. « Mais je n’ai finalement pas tremblé ! »

Gerald Phiri celebrates

Flame transmise

Naturellement, ce penalty victorieux a élevé le numéro 10 de la sélection au rang de héros national. Mais en bon meneur de jeu qu’il est, Phiri préfère la jouer collectif : « Je ne sais pas si je me suis définitivement fait un nom avec ce but. Ce qui m’intéresse c’est que le Malawi, lui, se fasse un nom sur l’échiquier mondial. Et si ce but peut contribuer à cela, alors tant mieux », explique-t-il.

Il faut dire qu’il n’est pas non plus facile de se faire un nom quand on s’appelle Gerald Phiri. Non seulement, l’intéressé a le même patronyme que LA légende du football malawite, Kinnah Phiri, mais il partage de surcroît les mêmes prénom et nom que son père, personnage lui aussi incontournable au pays des Flames, dont il a été le sélectionneur en 2017.

« Mon père occupe évidemment une place importante dans mon parcours. Il m’a énormément aidé au début de ma carrière, et nous échangeons encore beaucoup. Ses conseils sont précieux : ce sont à la fois ceux d’un père et d’un spécialiste du football », apprécie Gerald Junior. « Mais cela n’a pas toujours été facile. On attend toujours que le fils fasse aussi bien que le père… Je ne pense pas qu’il faille comparer. J’espère juste le rendre fier de ma carrière, mais je pense que c’est le cas », conclut-il.



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