Renault envisagerait le fermeture de plusieurs sites en France, des « rumeurs » pour Pénicaud


Le constructeur automobile français Renault envisagerait de fermer quatre sites en France, dans le cadre d’un vaste plan d’économie qui doit être annoncé le 29 mai, selon des informations du « Canard Enchainé » et des « Echos » publiées mardi. Une perspective « impensable » pour le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, invité de RTL ce mercredi 20 mai.

Chez Renault, rien ne va plus depuis l’affaire Ghosn

D’après « les Echos », les sites concernés sont ceux de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), des Fonderies de Bretagne à Caudan (Morbihan) et de Dieppe. Le « Canard enchaîné » évoque également la fermeture de l’usine de Flins, où sont assemblées la citadine électrique Zoe et la Nissan Micra. Il s’agirait en fait d’un arrêt de la production automobile sur ce site, précise une source proche du dossier à l’AFP. Ni Renault ni le ministère de l’Economie n’ont souhaité commenter ces informations.

Un secteur très touché par la crise du coronavirus

« Quand on veut réindustrialiser le pays, c’est impensable ! », a déclaré Philippe Martinez sur RTL. Pour lui, la situation chez Renault n’est due au coronavirus mais à « des années de gouvernance de Carlos Ghosn qui a été érigé comme un dieu pendant des années ».

Et d’interroger :

« Est-ce que les 5 milliards que le gouvernement s’apprête à prêter à Renault vont servir à restructurer l’entreprise ? C’est un gros problème. »

L’Etat français, premier actionnaire de Renault avec 15 % du capital, prévoit en effet de garantir un prêt bancaire d’environ 5 milliards d’euros pour le constructeur.

« Il ne faut pas se précipiter sur les rumeurs », a pour sa part commenté la ministre du Travail Muriel Pénicaud sur CNews. « Il est vrai que le secteur de l’automobile est très frappé par la crise et avait déjà des difficultés avant », a-t-elle dit, ajoutant que « si des décisions devaient être prises, elles seront d’abord annoncées et discutées avec les organisations syndicales qui représentent les salariés ».

« Des engagements fermes »

« La direction et l’État doivent démentir aujourd’hui pour rassurer les salarié-es, les sous-traitants et les communes. Ou alors l’Etat doit retirer ses aides et se faire respecter », a réagi sur Twitter le patron du PCF Fabien Roussel.

« Je suis surpris, quatre sites de cette importance remis en cause, ça me semble énorme », s’est étonné sur LCI le patron des Républicains Christian Jacob. « Il faut regarder les choses de près, l’Etat a un rôle déterminant dans Renault », a-t-il ajouté. « Le monde d’après ressemble-t-il déjà au monde d’avant ? », s’est interrogé le porte-parole du RN Sébastien Chenu sur Twitter.

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« Il faut que Renault, en échange de l’aide de l’Etat, les 5 milliards d’euros (…) prennent des engagements fermes : aucune fermeture d’usine », a demandé sur BFMTV Matthieu Orphelin, le coprésident du nouveau groupe « Ecologie Démocratie Solidarité » à l’Assemblée. Il préconise notamment un « plan de relocalisation en France » de Renaut et PSA en échange d’aides publiques.





nouvelobs

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