le Conseil scientifique dit oui… sous certaines conditions


Le Conseil scientifique n’est pas opposé à la tenue du second tour des élections municipales en juin mais juge nécessaire une nouvelle évaluation des conditions sanitaires 15 jours avant la date retenue du scrutin, selon l’avis rendu au gouvernement et rendu public ce mardi 19 mai.

En juin, en octobre ou… en mars 2021 ! Le casse-tête du report des municipales

« Cette évaluation pourrait alors motiver, selon ses résultats, une nouvelle interruption du processus électoral », avertit le Conseil scientifique. Son rapport, commandé fin mars par le Premier ministre Edouard Philippe, doit servir à éclairer la décision finale de l’exécutif sur ce second tour, attendue cette semaine.

Le Conseil estime que si « la situation sanitaire s’est nettement améliorée par rapport au début du confinement », il reste « difficile d’anticiper une situation incertaine pour les semaines à venir ».Les conseils municipaux élus au premier tour installés au plus tard le 28 mai

Alors que la loi déclarant l’état d’urgence sanitaire du 23 mars fixe l’échéance d’un report du 2nd tour à fin juin, le Conseil juge qu’il est « possible et nécessaire de sécuriser les opérations électorales proprement dites afin de réduire les risques qui leur sont associés ».

Si ce second tour, qui concerne environ 5 000 communes, ne pouvait être organisé à cette échéance, il faudrait alors reprogrammer les deux tours dans ces villes. Or, « d’un point de vue sanitaire, la tenue d’un seul tour de scrutin plutôt que deux, indépendamment des dates retenues, est de nature à réduire les risques sanitaires, au sens statistique du terme », note le Conseil scientifique.

Une campagne électorale qui devra tenir compte du contexte

Si ces arguments semblent plaider pour l’organisation d’un second tour en juin, les membres du Conseil les assortissent d’importantes réserves. Ils mettent ainsi en garde contre les « risques sanitaires importants » liés à la campagne électorale, qui devra être « profondément modifiée ».

Le premier tour des municipales a-t-il vraiment accéléré la circulation du coronavirus ?

Dans leur viseur, les « meetings électoraux » ainsi que les « actions des candidats ayant pour effet des rencontres ou des rassemblements physiques (distribution de tracts, porte à porte, réunions publiques, réunions d’appartement) ». Ils recommandent d’envisager « l’usage du numérique » et « le port du masque et d’une visière pour toutes les personnes participant à des opérations de campagne ».

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Concernant les opérations de vote, le Conseil scientifique préconise également des assouplissements dans l’établissement des procurations, demandant notamment que « la validité des procurations déjà établies en vue du second tour initialement prévue le 22 mars soit prolongée ».

Quelques semaines après le premier tour, plusieurs assesseurs avaient déclarés le Covid-19. Pourtant, une étude assure que le premier tour des municipales n’a pas acceléré l’épidémie de coronavirus.





nouvelobs

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