Les ex-collaborateurs de la députée LREM Laetitia Avia vont porter plainte pour « harcèlement moral »


Ils accusaient la députée LREM Laetitia Avia d’avoir tenu des propos sexistes, racistes, homophobes et de harcèlement moral. Les cinq ex-assistants parlementaires qui avaient témoigné dans Mediapart la semaine dernière vont désormais porter plainte contre leur ancienne employeuse annonce BFMTV.

Me Maud Sobel, du barreau de Paris, a en effet annoncé ce lundi 18 mai qu’elle était chargée de représenter les cinq plaignants, qui vont porter plainte pour « harcèlement moral ».

Accusée d’humiliations et d’abus de pouvoir

Avocate et militante de la première heure de LREM, Laetitia Avia est à l’origine de la loi contre les contenus haineux sur Internet adoptée le 13 mai. Mais les témoignages recueillis par Mediapart auprès de cinq de ses ex-assistants parlementaires ont fait apparaître des contradictions entre le discours public de l’élue contre les discriminations et ses pratiques au travail.

Ils accusent la députée de moqueries sur le physique ou les tenues vestimentaires de militants ou d’élus, ainsi que d’humiliations, harcèlements et abus de pouvoir sur ses collaborateurs. Sont également évoqués des propos sexistes, racistes ou homophobes dans ses échanges avec son équipe.

La députée a annoncé qu’elle allait porter plainte en diffamation contre le journaliste de Mediapart, parlant « d’accusations mensongères », d’« acharnement », de « manipulation ». « Certains sont partis, aucun ne s’est jamais plaint de harcèlement. Presque tous m’ont sollicitée après leur départ, pour me demander des conseils, des recommandations, ou simplement me donner de leurs nouvelles – bien loin du tableau mensonger dépeint par l’article de Mediapart », avait-elle réagi sur Twitter après la parution de ces témoignages.

Au début du confinement, le journaliste auteur de l’enquête de Mediapart révélait dans « Libération » que la députée avait « remué ciel et terre pour faire revenir dans la capitale une de ses collaboratrices, malade et en vacances ».

Pas de convocation du côté de LREM

La présidence de l’Assemblée nationale et celle du groupe LREM ont été avisées de l’affaire. La cellule anti-harcèlement lancée en février a également été saisie ainsi que la déontologue.

La députée doit prendre la parole ce lundi soir devant le bureau exécutif de LREM, dont elle est membre, « mais il n’y a pas de convocation ou d’audition inscrite à l’ordre du jour » liées à cette affaire, a appris l’AFP auprès du mouvement.





nouvelobs

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