les 35 réponses à vos questions les plus fréquentes sur le déconfinement


#OnVousRépond : franceinfo mobilise ses équipes pour tenter de répondre à vos interrogations sur l’épidémie de Covid-19. Cet article est consacré aux conditions du déconfinement mis en place depuis le 11 mai.

La France traverse une grave crise sanitaire avec l’épidémie de Covid-19, qui suscite des interrogations légitimes. Franceinfo reçoit ainsi des milliers de questions dans les domaines les plus variés. Les équipes du numérique, de la radio et de la télévision sollicitent des médecins, des experts, les pouvoirs publics et autres spécialistes pour vous apporter des réponses précises et vérifiées, dans le cadre de notre opération #OnVousRépond.

Vous trouverez ci-dessous quelques-unes des réponses à vos questions autour du déconfinement mis en place depuis le 11 mai, de la levée progressive des restrictions et des obligations qui en découlent, du retour à la vie sociale ou encore des conséquences sur les conditions de travail. 

Vous pouvez aussi retrouver sur notre site nos réponses sur le confinement, la santé et l’organisation du travail et de l’emploi. 

Vos questions sur les paramètres du plan de déconfinement

Sur quels critères s’établit la classification des départements en niveau « vert » ou « rouge » ? 
– @DonDiegoDeLaVega

Le 7 mai dernier, une carte bicolore a été publiée avec les territoires encore sous tension et ceux qui se trouvent dans une situation plus favorable face à l’épidémie. Les premiers sont marqués d’une couleur rouge, les autres d’une couleur verte. Cette carte est issue de la synthèse de trois critères : le taux de nouveaux cas dans la population sur une période de sept jours, les capacités hospitalières régionales en réanimation et la capacité en tests et en détection des cas contacts dans chaque département. Cette visualisation doit permettre d’adapter le déconfinement aux « réalités locales », selon les mots du Premier ministre, Edouard Philippe. 

Auparavant, le directeur général de la santé présentait chaque jour une carte de la France colorée par départements, mais seulement sur la base des deux premiers critères. Certains départements avaient temporairement été classés en orange. Dans ces zones, il n’y avait alors « pas d’indicateur en rouge mais un indicateur au-dessus des normes et seuils fixés », expliquait le ministre de la Santé. Par exemple, s’il y avait « moins de 6% des habitants qui [allaient] aux urgences pour suspicion de coronavirus, le département apparaissait en vert ». Il était orange entre 6 et 10% et rouge au-dessus de 10%.

Si on se situe en « zone rouge », le déconfinement a-t-il lieu chez nous ?
– @emy68

Quatre régions, Ile-de-France, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté, ont été classées en rouge sur la carte du déconfinement.  Le gouvernement a publié une série d’infographies résumant les activités possibles et les services ouverts, selon qu’on se situe dans une zone verte ou rouge. La réouverture des collèges, à partir du 18 mai, sera par exemple limitée aux départements où la circulation est faible.

Les départements d’Ile-de-France ont un statut particulier car le nombre de  cas confirmés de Covid-19 restait plus élevé qu’espéré. « Nous pouvons déconfiner mais le fait qu’il reste du virus en circulation, que cette région est très dense et que les échanges y sont nombreux, nous impose une discipline renforcée », avait ajouté Edouard Philippe. L’accès aux transports en commun y est par exemple « réservé aux heures de pointe aux personnes détenant une attestation de leur employeur ou ayant un motif impérieux pour se déplacer ».

Qu’en est-il de Mayotte ? 
– @Diane d’Harmonia

Mayotte est le seul département français où le déconfinement n’a pas eu lieu le 11 mai, car la circulation du virus y est encore très active. Au 15 mai, l’île comptait 1258 cas confirmés de Covid-19, et 16 décès, alors qu’elle dispose d’un faible nombre de lits de réanimation (24 lits actuellement, contre 16 en temps normal). Le système hospitalier est aussi fortement sollicité par l’épidémie de dengue, particulièrement intense cette année. Et à la crise sanitaire s’ajoute une crise alimentaire, du fait de l’arrêt de l’économie depuis le début du confinement, dans ce département où plus de 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

A quoi correspond la date du 2 juin évoquée par Edouard Philippe ?
– @aaaaa

Le plan de déconfinement est structuré en plusieurs phases, dont la première a débuté le 11 mai. Edouard Philippe a expliqué dans son discours vouloir procéder par périodes de trois semaines. Le 2 juin correspond à la mise en place de la deuxième phase du déconfinement, si les conditions sanitaires le permettent. C’est par exemple à partir de cette date que les cafés et les restaurants ainsi que les lycées pourraient rouvrir.

Cette période de trois semaines doit permettre de « vérifier que les mesures mises en œuvre permettent de maîtriser l’épidémie ». Le gouvernement explique que sa stratégie repose sur trois piliers : « protéger, tester, isoler ». Un objectif de 700 000 tests virologiques par semaine a été fixé. Lorsqu’une personne est « testée positive », a détaillé Edouard Philippe, « tous ses cas contacts seront testés et invités à s’isoler » à domicile ou dans un hôtel.

Vos questions sur les déplacements

Avec le déconfinement, peut-on sortir de chez nous librement et sans attestation ? 
– @Pierre

Depuis le 11 mai, vous pouvez vous rendre dans un autre département que celui dans lequel vous habitez, sans attestation, à condition de ne pas dépasser la limite des 100 kilomètres. Cette distance est mesurée à vol d’oiseau, a précisé le ministère de l’Intérieur. Pour vous faire une idée, franceinfo a représenté, pour six grandes villes, ce périmètre sur une carte, et vous propose de le réaliser autour de votre domicile. 

Au sein de votre département de résidence, vous pouvez circuler sans attestation et sans limite de distance. Par exemple, un habitant de La Réole, dans le sud-est de la Gironde, peut se rendre sans attestation à Soulac-sur-Mer, également en Gironde, même si les deux localités sont distantes de 150 km. Dans tous les cas, lors d’un contrôle, il faut pouvoir présenter un justificatif de domicile. 

Pour les déplacements supérieurs à 100 km et en dehors de votre département de résidence, une attestation doit être remplie pour justifier du caractère impérieux (professionnel ou familial) du déplacement. Cette attestation est disponible sur le site du ministère de l’Intérieur.

Qu’est-ce qu’un motif familial ou professionnel impérieux ?
– @Jeng25

Plusieurs préfectures définissent un motif impérieux par le fait que sa « nécessité ne saurait être remise en cause ». Cela inclut (mais ne se limite pas) à la blessure d’un proche, l’accompagnement d’une personne vulnérable ou non autonome, la gestion d’un décès… « Si on doit aller s’occuper d’un proche qui est fragile, a par exemple indiqué la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. Au fond, la philosophie qui est la nôtre, c’est toujours de faire confiance et d’éviter de se déplacer au maximum entre les régions et les départements. Quand vous n’aurez pas le choix, vous [pouvez] le faire. »

Pour ce qui est du motif professionnel impérieux, la plateforme de tchat mise en place par la police nationale indique qu’il doit être justifié par un contrat, une convention de stage, un justificatif étudiant ou une attestation de votre employeur. La porte-parole du gouvernement a cité l’exemple des « transporteurs routiers qui doivent faire de longues distances, traverser plusieurs départements, plusieurs régions ».

Il convient de faire preuve de prudence : un policier peut très bien estimer que les déplacements que vous évoquez ne tombent pas dans cette catégorie et vous verbaliser. Vous pouvez néanmoins contester la contravention.

Est-il possible de se rendre dans les départements limitrophes, tant que l’on reste à 100 km maximum de son domicile ?
– @Marie

Oui, vous pouvez vous rendre dans un département limitrophe. Si vous ne dépassez pas le rayon de 100 kilomètres autour de votre lieu de résidence, vous n’avez pas besoin d’attestation. Toutefois, en cas de contrôle, vous devez présenter un justificatif de domicile. 

Pour les déplacements supérieurs à 100 km et en dehors de votre département de résidence, une attestation doit être remplie pour justifier du caractère impérieux (professionnel ou familial) du déplacement.

Connaissez-vous la date à laquelle nous pourrons sortir au-delà des 100 km de notre domicile ?
– @Mimi

Non, nous ne connaissons pas encore cette date. Un point d’étape doit être réalisé après trois semaines de déconfinement, le 2 juin. Selon l’état de l’épidémie à ce moment-là, de nouvelles mesures de déconfinement pourront être décidées.

Quid des Parisiens qui n’étaient pas confinés chez eux ? Peuvent-ils retourner à leur domicile ?
– @Paris

C’est possible mais seulement en cas de « motif impérieux », comme la reprise du travail ou celle de l’école pour les enfants, a indiqué Christophe Castaner. Les autres sont invités à rester sur le lieu de leur confinement, en demandant dans ce cas à la personne qui les accueille de leur fournir une attestation d’hébergement, ce qui remplace leur certificat de domicile, obligatoire pour les sorties dans un rayon de 100 km.

Le retour à domicile des « exilés » doit en outre se faire de manière « ordonnée », a indiqué le secrétaire d’Etat aux Transports, sachant que le nombre de trains reste très limité au moins jusqu’au 2 juin et que la SNCF continue à ne pas vendre plus de la moitié des sièges, a précisé Jean-Baptiste Djebbari.

Paris intra-muros s’était vidé de 11% à 12% de ses habitants depuis la mise en place du confinement, le 17 mars, et même de 22% à 23% si l’on prend en compte ceux qui y séjournent sans y résider, selon une étude de l’Insee publiée le 8 avril.

Est-ce que la garde des petits enfants par les grands parents à plus de 100 km est possible ?
– @Cécile38

Le cas de figure que vous évoquez a été cité par Edouard Philippe jeudi 7 mai comme n’étant pas un « motif impérieux ». « Faire plus de 100 km pour amener les enfants chez les grands-parents ne pourra pas être admis », a ainsi dit le Premier ministre.

Dans la nouvelle attestation, je ne vois pas le cas du retour chez soi, à plus de 100 km, après un long confinement dans un autre domicile. Quelle case faut-il cocher ? Faut-il utiliser cette attestation ou pas ?
– @Soni

Effectivement, il n’existe pas de case « retour à domicile » sur l’attestation nécessaire aux déplacements de plus de 100 km… et ce parce que le retour chez soi, après un confinement ailleurs, ne constitue pas en soi un « motif impérieux » (même si cela peut être dur à entendre). En cas de « motif impérieux » de rentrer, le ministère de l’Intérieur indique à franceinfo qu’il « convient de cocher la case qui se rapproche le plus de sa situation » : si vous rentrez pour reprendre le travail, la case n°1, si vous rentrez car vos enfants doivent reprendre l’école, la case n°4… Dans tous les cas, cette attestation est nécessaire, ainsi qu’un justificatif de domicile et tout document prouvant vos dires (par exemple une attestation employeur pour la reprise du travail).

Vos questions sur les mesures sanitaires

Dans quel cas le port du masque est-il obligatoire ?
– @Marian

Les masques sont obligatoires dans les transports en commun, ainsi que dans les taxis et les VTC qui ne disposent pas d’un écran de protection en Plexiglas. Dans les transports publics, les opérateurs doivent « s’organiser pour permettre, même dans le métro, de respecter les gestes barrières », a souligné Edouard Philippe. 

A l’école, tous les enseignants de l’Education nationale doivent porter un masque lorsqu’ils font cours, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran. Au collège, le port du masque est obligatoire pour les élèves et le personnel, comme annoncé par Edouard Philippe devant l’Assemblée nationale. Pour les collégiens, il ne l’est que « si la distanciation sociale ne peut être respectée », a précisé le Premier ministre au Sénat, lundi 4 mai. Il est en revanche « prohibé » pour les enfants en maternelle et il n’est « pas recommandé » pour les élèves en primaire « compte tenu des risques de mauvais usage », a justifié Edouard Philippe. Dans les crèches, il est obligatoire pour les professionnels de la petite enfance mais interdit pour les enfants de moins de 3 ans.

Dans les commerces, le port du masque est simplement recommandé, pour le personnel et les clients. Toutefois, un commerçant peut conditionner l’entrée dans son magasin au port du masque. Au travail, le masque n’est pas obligatoire mais Edouard Philippe a invité « toutes les entreprises à équiper leurs salariés »

Que se passe-t-il si on ne veut pas porter de masque dans un lieu où il est obligatoire ? Des sanctions sont-elles prises ?
– @Clecle

Le pouvoir de verbalisation dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire est étendu notamment aux agents des transports en commun. « Les adjoints de sécurité, les gendarmes adjoints volontaires, les réservistes de la police et de la gendarmerie nationale ainsi que (…) les agents de sécurité assermentés dans les transports, mais aussi les agents des services de l’autorité de la concurrence pour les commerces, [peuvent] constater le non respect des règles de l’urgence sanitaire et le sanctionner », a indiqué le ministre de l’Intérieur. Ces contrôles peuvent donc être effectués aussi bien par les forces de l’ordre que par les opérateurs de sûreté de la SNCF et de la RATP. L’amende est de 135 euros.

Les masques sont-ils distribués gratuitement dans toute la France ?
– @Gaëlle

Non, il n’y a pas de distribution nationale gratuite de masques. Pour autant, les collectivités locales peuvent organiser des distributions, comme c’est déjà le cas dans certaines communes. « Nous soutiendrons financièrement les collectivités locales qui achètent à compter de ce jour des masques grand public en prenant en charge 50% du coût des masques dans la limite d’un prix de référence », avait précisé le Premier ministre.

Est-il prévu qu’il y ait des points de vente de masques (ou, soyons fous, de distribution) dans les gares ?
– @SNCF

Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, a concédé que la distribution de tous les masques ne pouvait pas être assurée par la compagnie ferroviaire. Les usagers ont la possibilité d’en acheter dans les gares, notamment dans les points Relay, a-t-il précisé sur France 2. Dans les gares d’Ile-de-France, des masques chirurgicaux sont distribués aux voyageurs « pendant les trois premières semaines du déconfinement », a annoncé la présidente de la région, Valérie Pécresse, dans une interview au Journal du dimanche (article payant).

Quel est le prix moyen des masques grand public ?
– @KaRa94

La secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher avait promis que les masques grand public coûteraient « entre 2 et 3 euros pour les masques lavables réutilisables, soit entre 10 et 30 centimes l’usage ». Alors que le prix des masques chirurgicaux a été plafonné à 95 centimes l’unité, la secrétaire d’Etat ne souhaite pas encadrer celui des masques en tissu pour l’instant. « Comparer les prix ne serait pas légitime », a-t-elle justifié sur RTL, tant il existe de masques de qualités différentes.

Face au risque d’abus, Agnès Pannier-Runacher a promis des enquêtes de la direction générale de la répression des fraudes « chaque semaine, avec des relevés de prix, circuit de distribution par circuit de distribution », pour garantir l’accès à des prix raisonnables. En cas d’abus, le gouvernement n’exclut cependant pas de plafonner leurs prix, comme il l’a fait pour les gels hydroalcooliques. Les masques pour le public, chirurgicaux et en textile, sont vendus dans les pharmacies, bureaux de tabac, petits commerces et dans la grande distribution.

L’application StopCovid pour identifier les cas contacts d’une personne malade est-elle disponible ? Sera-t-elle obligatoire ?
– @Dejane

Après avoir été plusieurs fois repoussée, l’application StopCovid semble cette fois en bonne voie. Le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O, a annoncé sur BFM Business, le 5 mai, que le dispositif de traçage numérique entrerait prochainement en phase de test. Il passera ensuite devant les députés le 25 mai, avant d’être déployé à grande échelle le 2 juin. 

L’application suscite des inquiétudes, notamment « en termes de libertés », a reconnu Edouard Philippe lors de son discours à l’Assemblée. Le gouvernement a assuré que son utilisation se ferait sur la base du volontariat.

Le projet de loi sur le déconfinement prévoit par ailleurs la mise en œuvre d’un « système d’information » pour traçer les personnes malades et leur entourage. « Il s’agira de collecter des données d’ordre non médical, mais aussi (…) d’ordre médical pour les porter à la connaissance d’un grand nombre d’intervenants », comme les médecins, l’Assurance-maladie ou encore les agences régionales de santé, a déclaré Olivier Véran. Ces données « ne seront pas récoltées aux fins d’une application et les systèmes d’information dont on parle juridiquement et techniquement sont indépendants de StopCovid », a précisé le ministre de la Santé. 

Vos questions sur l’école

Est-ce que le volontariat concerne les parents pour amener leurs enfants à l’école, ou les mairies pour les ouvrir ?
– @Lejourdapres

Les maires sont impliqués dans la mise en application de certaines mesures de déconfinement. Mais il y a bien un choix à faire pour les parents d’envoyer ou non leurs enfants à l’école, sur la base du volontariat.

Nuançons toutefois la notion de « volontariat ». Jusqu’au 1er juin, les parents qui souhaitent garder leurs enfants pourront continuer à bénéficier du chômage partiel, si le télétravail est impossible dans leur cas. Après cette date, les conditions deviendront plus strictes. Pour rester au chômage partiel, les parents devront justifier d’une attestation de l’école mentionnant que l’établissement n’est pas en mesure d’accueillir leurs enfants.

Comment les collèges vont-ils rouvrir ?
– @Fbzh

La réouverture des collèges pourra être « envisagée » à partir du 18 mai, uniquement dans les départements verts. Les collégiens de sixième et de cinquième seront les premiers concernés par le retour en classe. Pour les élèves de quatrième et de troisième, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a précisé qu’une décision serait prise « fin mai », en fonction « de l’évolution de la situation sanitaire et sociale »

Le port du masque grand public sera obligatoire pour les enseignants et le personnel de l’établissement. Pour les élèves, il ne sera exigé que si les conditions de distanciation risquent de ne pas être respectées. « Nous fournirons des masques au personnel de l’Education nationale et aux collégiens », a précisé le Premier ministre, le 4 mai.

La couleur du département conditionne-t-elle la reprise de l’école en primaire, comme c’est le cas pour les collèges ?
– @Maman

Contrairement aux collèges – dont la réouverture est conditionnée à la progression du virus localement –, les plus jeunes élèves ont la possibilité, sur la base du volontariat, de retourner à l’école dans les départements classés en vert comme dans les départements classés en rouge. Précisons que dans la plupart des écoles primaires, le 11 mai a été une journée de prérentrée pour les enseignants. Les écoliers n’ont fait leur retour en classe que le lendemain ou les jours suivants. En outre, les conditions de cette reprise sont très variables selon les écoles et les municipalités. 

Qu’en est-il du baccalauréat de français que doivent passer les lycéens fin juin ?
– @enseignant-en-télétravail

Les élèves de terminale passant un bac général, technologique ou professionnel seront évalués cette année uniquement via le contrôle continu. Seule l’épreuve d’oral de français a été maintenue. On ignore encore, en revanche, dans quelles conditions cette épreuve va se dérouler fin juin. Si la décision de rouvrir les lycées était prise fin mai, les élèves ne disposeraient plus que d’un mois pour préparer l’oral.

Pour justifier cette décision, le ministère de l’Education avance sur son site qu’il s’agit d’une « épreuve particulière, pour laquelle les élèves se préparent toute l’année et présentent une liste de textes« . Cette liste pourra être allégée, « pour tenir compte de la période de confinement et ses conséquences sur les élèves ». Elle comprendra au minimum 15 textes pour les élèves en filière générale et 12 textes en filière technologique.

A-t-on des informations pour les concours Paces et de classes préparatoires ?
– @Thomas

Le concours des étudiants en première année commune aux études de santé (Paces) sera organisé à partir de la troisième semaine de juin. Certains étudiants, interrogés par Le Parisien, s’inquiètent des conditions sanitaires dans lesquelles les épreuves se dérouleront.

Concernant les concours d’entrée dans les grandes écoles, les épreuves seront organisées du 20 juin au 7 août. « Les candidats auront accès à leur classement par école au plus tard le 8 août, pour un début des procédures d’appel à partir du 12 août au plus tard, afin de permettre le maintien des dates de la rentrée de septembre », précise le site du ministère de l’Enseignement supérieur.

Qu’est-ce qui est prévu pour la réouverture des crèches ?
– @Ad

Depuis le 11 mai, les crèches ont pu rouvrir leurs portes, avec des groupes de 10 enfants maximum. L’accueil étant limité, les enfants des soignants et des professeurs sont prioritaires, ainsi que ceux des « couples d’actifs ne pouvant pas télétravailler » et des « familles monoparentales », a précisé Edouard Philippe. Le port du masque grand public est obligatoire pour les professionnels de la petite enfance. En revanche, les enfants de moins de 3 ans ne portent pas de masque.

Vos questions sur le travail

Mon employeur peut-il m’obliger à revenir travailler ?
– @Meldusoir

« Le télétravail doit être maintenu partout où c’est possible au moins dans les trois premières semaines » après le 11 mai, avait précisé Edouard Philippe dans son discours. Néanmoins, votre employeur peut exiger de vous une présence sur votre lieu de travail, mais il a aussi l’obligation d’assurer la sécurité et la santé de ses employés, comme nous l’expliquons dans cet article. En cas de retour physique en entreprise, il peut par exemple mettre en place des horaires décalés ou des pauses fractionnées pour assurer la distanciation physique. Edouard Philippe a demandé le port du masque sur les lieux de travail où la distanciation n’est pas possible.

Si toutefois vous estimez que vos conditions de travail font peser un danger grave et imminent sur votre santé ou votre vie, vous pouvez exercer votre droit de retrait en vertu des articles L. 4131-1 et suivants du Code du travail. Mais attention : si des mesures visant à protéger votre santé ont été prises, votre employeur peut contester l’exercice de votre droit de retrait et effectuer une retenue sur salaire pour inexécution du contrat de travail.

Qu’en est-il des travailleurs considérés comme personnes à risque ?
– @Sylvie

Durant le confinement, les salariés les plus fragiles, employés dans une entreprise où le télétravail est impossible, pouvaient obtenir un arrêt de travail via le site de la Sécurité sociale, selon certains critères. Sa durée est fixée à trois semaines. Depuis le 1er mai, la plupart des personnes qui bénéficient d’arrêts de travail, en raison de leur vulnérabilité ou de celle de leurs proches, ont basculé vers des mesures de chômage partiel (sauf pour les fonctionnaires, les professions libérales et les travailleurs indépendants). « On ignore encore combien de temps cette mesure perdurera », avait prévenu l’avocate Caroline André-Hesse, auprès de franceinfo. 

Le dispositif d’activité partielle est-il maintenu ?
– @anonyme

Oui. Il restera en place jusqu’au 1er juin, a déclaré le Premier ministre. « Il nous faudra ensuite l’adapter progressivement, afin d’accompagner la reprise d’activité si l’épidémie est maîtrisée », a-t-il ajouté. Dans certains secteurs, comme l’hôtellerie et la restauration, le chômage partiel restera pris en charge « à taux plein » après le 1er juin, tandis que les autres entreprises devront contribuer aux salaires dans des « proportions raisonnables« , avait indiqué la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, sur BFMTV, le 5 mai.

Quelque 11,3 millions de salariés bénéficiaient de ce dispositif au 29 avril, soit plus d’un salarié sur deux du secteur privé. 

Les mesures pour permettre aux parents de garder leurs enfants sont-elles reconduites ?
– @Maman-en-questionnement

Concernant les arrêts pour garde d’enfants, le « système restera en l’état au mois de mai », avait promis la ministre du Travail. « Tout parent pourra déclarer qu’il ne peut pas faire garder son enfant et bénéficiera de l’activité partielle », a ajouté Muriel Pénicaud. Si, après le 1er juin, l’école n’est pas en mesure d’accueillir tout le monde, les parents pourront obtenir une attestation de l’école pour rester en chômage partiel, a ajouté la ministre.

Vos questions sur la vie sociale et les loisirs

Est-ce que les dîners entre amis sont à nouveau autorisés ? Et si oui, combien de personnes maximum ?
– @BrettSinclair

Vous pouvez de nouveau organiser des dîners de famille ou entre amis depuis le 11 mai, mais à une condition : maximum 10 personnes autour de la table ! Les rassemblements organisés sur la voie publique ou dans des lieux privés sont eux aussi limités à 10 personnes. Il est néanmoins recommandé de respecter les gestes barrières lors de ces réunions. 

Quid des mariages ?
– @Futur-marié

Depuis le 11 mai, les mairies continuent de reporter les mariages. Sur le calendrier, Edouard Philippe s’était montré vague, déclarant que ces reports auront cours jusqu’à l’arrivée de « jours meilleurs ». Les lieux de culte ne pourront pas organiser de cérémonies avant le 2 juin. 

Les salles de sport restent fermées ?
– @Lol

Effectivement. « Il ne sera possible, ni de pratiquer du sport dans des lieux couverts, ni des sports collectifs ou de contact », avait déclaré le Premier ministre avant le 11 mai. La phase 2, début juin, pourrait changer la donne et certaines salles de sport sont déjà prêtes à accueillir leurs clients.

En revanche, la pratique du vélo, du footing et des sports de plein air sont « possibles avec une distance minimale de sécurité », avait annoncé la ministre des Sports, Roxana Maracineanu. Un guide sur la reprise de l’activité sportive a été publié par le ministère. 

Les bibliothèques et médiathèques sont-elles accessibles au public  ?
– @Fr

« S’agissant des activités culturelles, parce qu’ils peuvent fonctionner plus facilement en respectant les règles sanitaires, les médiathèques, les bibliothèques et petits musées, si importants pour la vie culturelle de nos territoires, pourront rouvrir leurs portes dès le 11 mai », avait déclaré le Premier ministre.

Edouard Philippe a parlé de la réouverture des « petits musées ». Qu’est-ce qu’un petit musée ?
– @Loulou24

Cette réouverture est conditionnée au nombre de visiteurs d’un musée. On peut lire en creux les critères de ce qu’est un petit musée dans la définition qu’a donnée Edouard Philippe de ce qu’est un grand musée, « qui attire un grand nombre de visiteurs hors de leur bassin de vie ».

J’ai bien compris qu’il n’était pas possible de voyager à l’étranger mais qu’en est-il à l’intérieur du pays ? 
– @Laetitia

Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé le calendrier pour de possibles départs en vacances sur le territoire français. « Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et au mois d’août, a-t-il déclaré. Et quand je dis en France, c’est évidemment en métropole – dans l’Hexagone – et dans les Outre-mer ». En revanche, rien n’a encore filtré sur le mois de juin.

Vos questions sur les services et les commerces

Un commerçant peut-il imposer le contrôle de température à l’entrée de son enseigne ? 
– @Arnaud

Un commerçant a le choix de conditionner l’entrée dans son magasin au port du masque, mais il en va autrement avec la prise de température. Un courrier du directeur des libertés publiques et des affaires juridiques mentionne qu’il est interdit de demander à des agents de sécurité de prendre la température des clients pour éventuellement les refouler du magasin si le mercure grimpe trop haut. De plus, l’article 225-1 du Code pénal interdit de discriminer les gens en fonction de leur état de santé.

Sait-on quand les auto-écoles pourront reprendre leurs activités ?
– @Reinette

Les organisations professionnelles du secteur sont en discussion avec le ministère de l’Intérieur sur la réouverture des auto-écoles, a indiqué à franceinfo Patrick Mirouse, président de l’Union nationale intersyndicale des enseignants de la conduite (Unidec). Pour assurer les cours en toute sécurité, les écoles de conduite devront d’abord s’équiper de matériel adapté : visières de sécurité pour les formateurs, masques, gel hydroalcoolique… Avant le 11 mai, Patrick Mirouse évoquait la possibilité de rouvrir ces « établissements à partir du 18 ou du 24 mai, pour une reprise des cours début juin ».

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